Viktor Frankl * est enfermé dans un camp de concentration. Prisonnier depuis maintenant très longtemps, il a tout perdu. Son père, sa mère, sa soeur et sa femme. Pourtant il continue de croire que la vie vaut la peine.

Un Etre humain qui traverse une expérience aussi infernale mérite d’être écouté, qu’en pensez-vous ?

Car il nous approche avec sagesse et compassion. Il ne dit pas que ce qu’il vit est au-dessus de ce que vous vivez. Il n’y a pas en lui de colère, d’amertume ou de désir de vengeance.

Ecoutons-le :

« Mais je ne me suis pas seulement borné à leur parler de l’avenir et du voile épais qui l’obscurcissait. J’ai également parlé du passé, de toutes ses joies qui illuminaient notre sombre présent. J’ai cité un poète – je ne voulais pas passer pour un prêcheur ! – qui a écrit : « Ce que tu as vécu, personne ne peut te le ravir ». Non seulement nos expériences, mais les actes que nous avons posés, les bonnes pensées que nous avons eues et toutes nos souffrances, personne ne peut nous les enlever. Même lorsque ces choses feront parties du passé, elles ne seront pas perdues, car nous les avons suscitées. Le passé est aussi présent que le présent. J’ai ensuite parlé des nombreuses occasions auxquelles il nous était permis de donner un sens à notre vie. J’ai dit à mes camarades qui m’écoutaient, couchés sur leur grabats, immobiles, et qu’on entendait parfois soupirer profondément, que la vie humaine ne cessait jamais d’avoir un sens, quelles que soient les circonstances, et que ce sens infini justifiait les privations, la souffrance et la mort. J’ai demandé aux pauvres gens qui écoutaient attentivement mes paroles dans l’obscurité de la baraque de faire face à la gravité de leur situation. Il ne fallait pas désespérer, mais conserver son courage car notre lutte, même si elle paraissait parfois sans espoir, était empreinte de dignité et donnait un sens à notre vie. J’ai ajouté qu’ils devaient agir, dans les moments difficiles, comme si quelqu’un les regardait – un ami, une épouse, une personne morte ou vivante, ou un Dieu. Cette personne ne voulait pas qu’on la déçoive. Mes efforts ont été récompensés. Lorsqu’on a rallumé la lampe, j’ai aperçu les pitoyables silhouettes de mes compagnons qui s’avançaient vers moi en clopinant. Ils voulaient me remercier, certains d’entre eux avaient les larmes aux yeux’.*

Vous savez, j’aime ces paroles parce qu’elles sont justes, et profondes, et aussi pleines d’espérance. Je rends grâce à ce témoignage qui nous concerne tous. Même si, en ce moment, votre vie se porte bien, quelque chose de cette espérance prendra racine en vous en prévision des jours plus difficiles.

Cet homme a tracé une voie qui peut vous aider à remettre de la clarté et du sens dans votre vie. Cette voie il l’appelle la Logothérapie, de ‘Logos’, la Parole.

Et pas n’importe quelle Parole, car le ‘Logos’ est LA Parole qui a crée l’Univers, la Parole qui soutient votre coeur et votre respiration, la Parole qui pousse l’enfant à sortie du ventre de sa mère, et la sève des arbres à revenir vers le printemps de la vie. Cette Parole vous dit que tout est encore possible et qu’il y a chemin.Venez découvrir le vôtre.

 

Viktor Frankl ‘Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie’.