« Puisse le divin naître en moi, dans les autres – et communier avec le monde ». [OM NAMAH SHIVAYA]. Ce puissant mantra résonne sur une vraie volonté de participation au Bien du monde dans lequel nous vivons.

Si le Dalaï-lama pense que la paix intérieure peut réduire le réchauffement climatique,  c’est qu’il s’agit d’une manière de voir le monde. A partir de la paix intérieure je peux envisager les enjeux de ma propre vie – mon monde à moi -, et donc ceux du monde extérieur – votre monde à vous – avec un regard très différent. Vous ne vivez pas sans être relié à tout ce qui vous entoure. Au vivant. Ceux qui pensent le contraire ont simplement choisi de s’aveugler. Quand je parle de « Bien-être » – se sentir bien dans l’Etre que vous êtes – je parle d’une vision et d’une manière de vivre en Conscience, à partir de la partie la plus éclairée de vous-même. Car votre partie la plus inconsciente ne peut vous permettre de prendre les bonnes décisions. Le Christ disait « un aveugle peut-il conduire un autre aveugle ? » (Luc 6/39). Autrement dit, ce qui en vous ne voit rien parce qu’il vit dans l’obscurité peut-il vous donner la lumière dont vous avez besoin en cet instant ?

De toute évidence, non.

Qu’est-ce qui remplit les minutes de votre vie ? A quoi donnez-vous la priorité ?
Si la sagesse est de tout faire pour apprendre à se connaître, en quoi êtes-vous sage ? Je pourrais tout aussi bien dire, en quoi êtes-vous suffisamment éclairé pour faire de changeantes étincelles dans ce monde ? A commencer par le vôtre, en réalité. Car, s’il-vous-plaît, ne vous leurrez pas, n’attendez surtout pas une espèce de baguette magique qui vous ferait faire l’économie d’une remise en question profonde. Oubliez tout ce que les autres sont censés faire pour vous simplifier la vie et qui viendrait de l’extérieur de vous-même. C’est une illusion somme toute assez proche d’une forme d’irresponsabilité. Ce qui se produit à l’extérieur n’est qu’un miroir, un reflet vraiment précieux de ce que vous devez comprendre de vous en premier.

Le désir de changement naît d’un VOULOIR changer. Il parle donc de votre volonté, et de la décision d’un engagement qui contribuera à diversifier votre monde, à l’élargir, à le pacifier – et non pas à l’améliorer – Pourquoi est-ce que je dis qu’il ne s’agit pas de l’améliorer ? Parce que vouloir améliorer votre monde signifierait que vous n’êtes pas suffisant, et que vous partirez à la recherche de ce qui « manque ». Or il ne s’agit pas de réparer sa propre « suffisance », dans tous les sens du terme, mais de se laisser transformer, assouplir, et dans la joie s’il-vous-plaît.

En évoquant la Joie, je parle d’espérance heureuse. Je parle de la sortie du désespoir. J’évoque le chemin lumineux de celui qui se sait porté par une Vie qui ne lui veut que du bien.
Vous n’êtes pas ici pour être amoché, pour être abîmé. Vous n’êtes pas sur cette planète pour être réparé. Vous êtes ici pour apprendre à exprimer toute cette unique richesse que vous ÊTES – et qui n’a rien à voir avec ce que vous FAITES.

A l’heure où je vous parle, je suis attablée à la terrasse d’un joli café. Nous sommes en octobre et il fait incroyablement bon pour la saison, 26 degrés. Le vent justement se lève et nous fait du bien. Et j’adore, littéralement. C’est une bien belle journée que cette journée là, portée par ce souffle dont on ne sait d’où il vient ni où il va.

Voilà, la vrai Magie.

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