La plasticité architecturale n’est pas le synonyme d’une absence de pensée ou comment l’architecture nous influence.

11 milliards de terriens sont attendus d’ici 2050. Les villes sont parties pour devenir de plus en plus tentaculaires. Aujourd’hui, en 2018, plus d’un terrien sur deux y vit. La métropolisation est en voie d’évolution.

Allons-nous devenir des mendiants de l’espace en montant des tours de plus en plus hautes ? Comment vivre bien, vivre mieux, dans l’acier et le béton armé ? L’extension galopante de villes soi-disant « nouvelles » n’est-elle pas une sorte de « folie » déplacée ? 4 heures de transports quotidiens nous assurent-ils vraiment d’un vivre mieux ? Ne s’agit il pas plutôt de payer très chèrement les 3 feuilles supplémentaires d’un peuplier de jardin ?

La vie dans la ville contribue au stress de beaucoup de nos contemporains. Pour autant édiles et architectes s’évertuent de bien faire. Car de toute façon il va falloir faire avec. Malgré la reconversion des uns et des autres dans une vie plus vertement écologique, le travail reste le plus souvent dans la cité.

Sans parler du processus de gentrification qui va en augmentant dans les capitales, Paris notamment. Ce processus marque des quartiers entiers, de Belleville à Pigalle. La gentrification n’est alors plus vraiment le résultat d’un retour vers la Ville qu’un moyen de pouvoir y rester. Il n’est donc pas exact de dire que tout le monde aspire tant à une herbe plus verte qu’au chant du coq.
Tout dépend de la liberté à faire le bon choix que vous vous autorisez. Pour certains 30m2 en plein centre ville seront plus jouissifs que 200m2 au bord d’une rivière. Pour d’autres, ce sera bien évidemment tout le contraire. Il est important de bien se connaître pour savoir ou planter sa tente avec intelligence. Car de ce terreau là dépend bien plus que ce que nous pourrions croire. Planté au bon endroit nous porterons le bon fruit nécessaire à notre joie. Ce qui fera de nous, je ne cesse de le dire, de bien meilleurs contributeurs à la Paix du monde. Gratte-ciel ou cabane au fond du jardin, la nôtre aussi dépend d’une terre choisie.

« Aujourd’hui plus que jamais, les architectes ne peuvent se dérober à la responsabilité du monde qui advient, et donc à la nécessité d’imaginer ce qui, demain, doit exister ». *

*Envisageons l’avenir/« Encore Heureux » – Collectif d »Architectes/Paris