La peur est un poison profond. Une espèce de mollusque tentaculaire qui vise à nous paralyser. Je ne suis pas sûre qu’il y des peurs différentes parce que le résultat est toujours le même. Seule change la forme. L’impossibilité de respirer, le poids sur le coeur, le souffle qui manque, les noeuds dans l’estomac, la paralysie physique, émotionnelle, verbale. Le sentiment de vide, les glissades vers un trou sans fond, des histoires sans fin, récurrentes, des scénarios improbables qui semblent réels, des catastrophes inéluctables, la fin des haricots et de toutes les espèces potagères envisageables.

Mais en fait, d’où vient-elle et comment prend-elle forme ?

Elle vient de vos pensées négatives. Ces pensées envoient des énergies dans le corps qui sont extrêmement désagréables. C’est pour cela que vous les qualifiez de “négatives” et que vous aimeriez vous en débarrasser. Ces émotions – qui sont juste la réponse du corps à vos pensées – renvoient à leur tour un signal vers le cerveau. Et ainsi de suite. Enfin, savez-vous qu’il y a une addiction émotionnelle et corporelle à la peur ?

Quand vous focalisez sur ce dont vous avez peur, vous prêtez au sujet qui vous encombre une attention soutenue. Le souci avec cette forme d’attention c’est qu’elle se nourrit de sa propre substance. Du coup, une pensée en entraînant une autre de même nature, et cela extrêmement rapidement – c’est-a-dire plus vite que la vitesse de la  lumière en fait – vous êtes en train de creuser un trou. Et vous savez quoi ? Celui qui creuse un trou y tombe.

Toute peur est en réalité un indicateur qui vous informe que vous avez perdu votre centre, votre alignement avec votre Etre, votre Coeur profond. Vous avez “débranché” en quelque sorte. D’où ce sentiment de vide : c’est en fait la perte avec votre connexion intérieure la plus profonde, et aussi la plus puissante qui vous laisse ‘à vide’. La difficulté c’est que vous voudrez justifier votre peur (n’oubliez jamais que le mental a toujours besoin d’avoir raison).

[De quoi avez-vous peur présentement ? Faites-le moi savoir en laissant un commentaire si cela vous est possible, que nous puissions en parler. D’autres contributeurs auront peut-être envie d’intervenir et de vous aider]..

Vos meilleures ‘créations’ de vie vous les faites à l’avance. C’est ce qu’on appelle ‘le pouvoir de l’intention‘. Vous en avez sûrement entendu parler parce que c’est vraiment dans l’air du temps.

Je vous pose une question : pourquoi donner une réponse réactive médiocre à ce qui vous arrive ?   Réponse tour à fait inconsciente la plupart du temps, évidemment.

Quand un événement difficile pour vous émerge à l’horizon, accueillez-le parce que tout ce contre quoi vous luttez prend de la puissance et ce n’est pas ce que vous voulez. Vous en avez déjà suffisamment dans la besace. Laissez cette peur, qui est un fait une sorte de ‘forme-pensée,’ vous traversez. C’est juste une mémoire. Puis PASSEZ A AUTRE CHOSE AUTANT QUE VOUS LE POURREZ. Ne cultivez pas l’événement, ne faites pas le tour des copains, n’appelez (surtout) pas votre mère, ne l’évoquez pas. Il vous faudra résister à cette tentation de parler de vos difficultés à des gens qui ont souvent déjà les mêmes et qui ne feront que nourrir un peu plus les vôtres. Car c’est ainsi que vous amplifiez vos problèmes respectifs :  avec les meilleures intentions du monde. Le soulagement que vous croyez recevoir à ce sujet est toujours une fausse promesse. Souvent, soyez-honnête, vous n’appelez pas n’importe qui selon ce qui vous arrive, n’est-ce-pas ?

Donc, allez marcher, faites une sieste, regardez un film ou des vidéos qui vous plaisent et vous amusent. Méditez. Non seulement cela vous évitera de creuser plus profond – ce qui ne vous avance à rien -, mais permettra à une vraie et juste solution d’émerger. Vous aurez une inspiration – qui ne viendra pas de votre peur, Alléluia ! – ou ce qui pose problème dans la situation prendra une nouvelle tournure qui ira vers une amélioration.

Dites-vous que vous n’avez pas à tout solutionner dans la seconde, que la situation est passagère, que vous vous en êtes toujours sortie, faites en quelque sorte un pas de côté. La vie est comme une danse certains jours. Ne blâmez personne, car cette émotion de peur se transforme et devient une lampe à vos pieds. Vous ressentez des émotions négatives mais sachez que vous ne faites rien de mal, au contraire. Vous êtes en train d’utiliser votre système de guidance intérieure. Quand vous vous endormez au volant vous êtes heureux que les vibrations de la bande d’arrêt d’urgence sur laquelle vous roulez vous réveille.

Considérez votre peur comme un signal qui vous indique que vous n’êtes pas au bon endroit. Que votre façon d’envisager la situation n’est pas juste. Ne culpabilisez jamais. Essayez d’être un peu gentil avec vous-même. Et remerciez-vous pour cette clarté que la peur vous offre.

 

 

 

 

 

 

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