Archives de catĂ©gorie : JOURNAL D’UNE LOGOTHERAPEUTE

Marcher avec vous

EngagĂ©e avec les Etres et leur rapport Ă  la vie, en tant que LogothĂ©rapeute j’accompagne ceux qui le souhaitent Ă  se reconnecter Ă  la Joie profonde de leur coeur intĂ©rieur, la Vie Ă©ternelle en eux, ce qui ne meurt jamais.

PassionnĂ©e de libertĂ©, d’espace, je vais vers l’expansion, l’accueil de moi-mĂȘme et des autres. Nos vies auront toujours le Sens que nous voudrons bien lui donner et qui n’appartient qu’Ă  nous puisque nous sommes uniques.

Les marches par grand vent, le soleil posĂ© sur la terre, le ciel et les ocĂ©ans, c’est le seul endroit oĂč je peux respirer. Quelque chose en moi se permet d’ĂȘtre vivant au-delĂ  de la pensĂ©e et du temps. Le souffle ne se contente pas d’aller et de venir, de tracer son inspir et de creuser son expir en moi, ce souffle est ma vie, ma trace, mon Ă©lan. Il est ma Joie quand je sais que je suis Ă©ternelle. Je porte l’Infini et je dessine la crĂ©ation toute entiĂšre, avec ses arbres, ses ramures, la pourriture des fins des saisons. Je sais qu’en son temps mon corps ira retrouver l’humus, la feuille et la glaise. Qu’importe, mon Esprit retrouvera ses ailes et sa libertĂ©, l’amour et les ĂȘtres aimĂ©s. Bien que rien ni personne, jamais, ne disparaissent, en rĂ©alitĂ©. C’est juste une autre histoire, un changement dans la forme comme ce que l’air fait aux nuages les jours de beau temps. Allons retrouver notre coeur d’enfant, celui auquel tous les Royaumes appartiennent,  en haut comme en bas, c’est du pareil au mĂȘme.

En attendant, suivez-moi, venez danser le merveilleux de la Vie et son divin mystĂšre. DĂ©posez vos fardeaux, vos sacs emplis d’un passĂ© mortifĂšre. Chacun de nous est un Monde Ă  part entiĂšre, infini et solitaire. Chaque jour, je veux me joindre Ă  vous, au monde et Ă  la terre entiĂšre. Chaque jour je veux vous accueillir, vous Ă©couter, parce que chaque jour, quelque chose de votre coeur est Ă  partager et peut ĂȘtre aimĂ©.

Marchons ensemble, allons vers un chemin pavĂ© d’or, de lumiĂšres et de priĂšres exaucĂ©es.

Appelez-moi Mary Poppins

Ah ! si seulement vous vouliez bien me suivre et sauter dans ce beau dessin enchanteur avec moi. A nous les collines boisĂ©es, les arbres emplis d’oiseaux joyeux et virevoltants, les collines verdoyantes et la riviĂšre ondoyante. À vous, Ă  moi, ces doux animaux comme nos nouveaux copains, tendres, attentionnĂ©s, quoi qu’un peu bavards. J’entends au loin la musique de ce manĂšge Ă©trange et colorĂ© qui nous attends. Allez ! Gambadons, amusons-nous, plongeons avec dĂ©lice dans ce rĂȘve chatoyant, la bouche encore collante, pommes d’amour et barbes Ă  papa, guimauves et roudoudous. Quand soudain une main vous secoue vigoureusement et vous tombez du lit. Nous sommes lundi, il pleut et votre journĂ©e vous attend. Mais qu’importe. Aujourd’hui est un jour doublement bĂ©ni, incroyablement mirifique car, en ce jour, vous avez rendez-vous avec votre thĂ©rapeute prĂ©fĂ©rĂ©e, la plus incroyable c’est sĂ»r, et la plus belle aussi. Du moins est ce que mon miroir me dit chaque matin quand je l’interroge et lui dis « Miroir, mon beau, mon incroyable, mon sublime miroir, dis moi... «  bref, vous connaissez la suite. Et mon miroir est comme moi, il rĂ©pond toujours, et ne fait jamais dĂ©faut. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, que le soleil soit Ă  son zĂ©nith ou bien mĂȘme endormi, que la nuit vous appelle ou vous porte Ă  l’infini, je ne sommeille ni ne dors, moi qui vous garde.
Telle une Magicienne accueillante et fidĂšle, je dĂ©tiens les secrets, les potions et les sorts. Vos vies sont dans mes mains, je sais tout, je peux tout, et je ne mords pas. Pour chacune de vos questions, je dĂ©tiens la rĂ©ponse. Pour chaque blessure, l’onguent est dans la boĂźte, les herbes dĂ©jĂ  coupĂ©es, la formule appliquĂ©e. Asseyez-vous et laissez-vous faire. Pleurez si vous voulez mais sans bougez d’un cil. Allez-y vous pouvez vous rĂ©pandre. Et d’un ton larmoyant atteindre le sublime. Le mĂ©lo est Ă  l’humain ce qu’est l’huile pour la sardine. Il y baigne, il y plonge, il s’y noie, c’est la sortie d’usine. Pour un peu, il y croit. Il en perd son latin, sa clartĂ©, son cƓur et son estomac. Plus rien n’a d’importance, il n’est que morve et que ruine. Dieu est mort et le monde l’oublie. Plus rien ne va, plus rien n’ira jamais. C’est dit, c’est acquis, rien ne peut ĂȘtre contredit. Jolie Mary, soyez “pop”, soyez “in”, soyez gentille. Ne dĂźtes rien qui me bouge, me dĂ©mange ou m’Ă©tonne. Jolie Mary, validez mes pensĂ©es, mes croyances, mes actions et mes tendances. Que je puisse Ă  jamais sur votre tendre Ă©paule pleurer toutes les larmes de mon corps, de mon nombril, et plus si affinitĂ©. Ayez pitiĂ© de ma vie, et de ma petite Ăąme Ă  jamais blessĂ©e. Je ne suis pas lĂ  pour ĂȘtre sauvĂ©(e), me rĂ©veiller, voir avec clartĂ©. Je ne veux pas guĂ©rir, mais juste, s’il-vous-plaĂźt, ĂȘtre soulagĂ©(e). De mes maux, d’elle et lui, de l’ordure de mes regrets et de mes inconscientes puanteurs. Laissez-moi, jolie Mary, me rendormir pour un monde meilleur qui n’a pas besoin de moi. Laissez-moi rester l’ombre de moi-mĂȘme et de mon devenir. Je ne veux pas ĂȘtre responsable, de ma vie ou de mon chĂąteau de sable. Rendez-moi ma pelle, mon seau et ma petite bouĂ©e. Encore un peu de temps, et la mer va monter. Je veux avoir raison, je vous l’avais  bien dit, je ne peux rien y faire. Puisque rien ne change tant que rien ne bouge, sachez que je suis innocent(e) Mes choix sont tordus, mes colĂšres excusĂ©es, j’attends que l’univers joue en ma faveur mĂȘme quand je me dĂ©teste. Je ne veux pas savoir que je suis aimĂ©(e) pour toujours et Ă  jamais, que je ne suis ni mon corps ni mon mental, et que mes pensĂ©es mĂȘme ne sont pas toujours Ă  moi. Je ne veux pas entendre que mes souffrances ne sont utiles qu’Ă  mon rĂ©veil  intĂ©rieur comme la boussole l’est au nord. Un indicateur que je ne suis sans doute pas au bon endroit. Ne parlez pas trop fort, ma Vie pourrait changer, mon coeur se pardonner. Je pourrais m’envoler, trouver la joie, le ciel, la libertĂ©. C’est trop me demander, laissez-moi m’en aller, je ne fais que passer.
Appelez-moi Mary Poppins.

Sortir de l’impasse

“Quoi de plus capricieux que la distribution, sur les heures et sur les hommes, des lumiĂšres et des ombres ?” *
Notre nature nous pousse Ă  passer Ă  l’action, pas Ă  nous laisser faire. Ce qui vous donne le choix dans la maniĂšre dont vous allez rĂ©pondre aux difficultĂ©s de votre existence. Et la maniĂšre dont vous choisissez d’y rĂ©pondre peut transformer vos circonstances.
Et votre vie.

Vous maintenir sur le chemin de vos responsabilitĂ©s n’est pas vous rabaisser, mais au contraire vous soutenir. Il s’agit de crĂ©er le climat qui vous permettra de rĂ©soudre vos problĂšmes, afin que vous retrouviez votre libertĂ©.

« Lorsqu’il annonce une prophĂ©tie, le rĂ©actif Ă  toutes les chances de la voir se rĂ©aliser »**.

En effet, si vous vous reconnaissez dans cette personnalitĂ©, sachez que vous cherchez Ă  ĂȘtre confortĂ© dans votre paradigme et votre dĂ©terminisme. Vous vous servez de vos propres paroles pour Ă©tayer vos certitudes.
Vos attitudes et vos comportements dĂ©coulent de votre maniĂšre de voir le monde et ceux qui vous entourent. Si vous ĂȘtes une personnalité  rĂ©active, vous vous dĂ©robez Ă  vos responsabilitĂ©s.« Je suis comme je suis, je n’y peux rien », « je ne peux pas faire autrement », “Je n’y suis pour rien”.
Vous n’ĂȘtes pas libres, vous dĂ©pendez des autres, des circonstances, de la vie. Vous ne vous sentez pas en mesure de choisir votre rĂ©ponse.
A l’opposĂ©, si vous ĂȘtes une personnalité proactive, vous assumez vos responsabilitĂ©s et la consĂ©quence de vos choix. Vous trouvez quelque chose de positif dans toute situation, mĂȘme les plus graves.
Sachez que vos paroles peuvent ĂȘtre de bons indicateurs pour mieux vous connaĂźtre. Soyez attentifs Ă  ce que vous dites.

Bien entendu nous devons tenir compte de la maturitĂ© sociale d’un ĂȘtre. Les dĂ©pendants affectifs et psychologiques sont rarement proactifs. Cela Ă©tant, un bon accompagnement thĂ©rapeutique vous permettra de soutenir votre naturel et de crĂ©er un climat dans lequel vous pourrez saisir votre chance car rien n’est jamais dĂ©terminĂ©.

Sauf si cette idée vous arrange.

*    Paul Valery “Eupalinos ou l’Architecte”

**  Stephen R. Covey “Les 7 habitudes de ceux qui rĂ©alisent tout ce qu’ils entreprennent”

 

A tous ceux qui marchent sur la tĂȘte

« Vous savez, Apple est comme un grand bateau disait Amelio (celui-lĂ  mĂȘme qui avait songĂ© Ă  pouvoir remplacer Steve Jobs). Ce bateau est chargĂ© de trĂ©sors mais il y a un trou dans la coque. Et mon boulot, c’est de faire ramer tout le monde dans le mĂȘme sens ». – « Et pour le trou … » s’enquit la journaliste, perplexe. 
Cette métaphore du bateau amusa beaucoup Jobs ». *

Nous pouvons sourire du manque de clairvoyance de cet homme, mais il ressemble Ă  beaucoup d’entre nous. Nous ramons trĂšs fort, en y mettant un maximum d’énergie, quand ce n’est pas Ă  contre-courant, en plus. Il y a en nous ces fameux trĂ©sors qui ne demandent qu’à s’exprimer, et focalisĂ©s que nous sommes sur les rĂ©sultats nous ne voulons pas prĂȘter attention au trou.
C’est pourquoi ce qu’on nomme « dĂ©veloppement personnel » peut ĂȘtre extrĂȘmement piĂ©geant. «Se motiver » n’est pas forcĂ©ment le meilleur chemin. Vous pouvez vous retrouver Ă  Ă©coper pendant longtemps, en fait jusqu’à Ă©puisement.

Les « trous » sont nos failles, nos aveuglements, nos problĂšmes de caractĂšre et donc de comportement. Viktor Frankl pensait que l’important est de donner un sens Ă  notre existence, un objectif qui transcende notre vie et capte notre Ă©nergie Ă  la Source de qui nous sommes. Le trou, c’est aussi tout ce qui dans nos vie est dĂ©pourvu de « bon » sens. Ce n’est qu’en se mettant au service d’autrui, en concrĂ©tisant les projets qui nous passionnent et sont aussi utiles Ă  notre entourage qu’à nous-mĂȘmes, que nous pouvons mener une belle vie, riche et profonde. Les « trous » vous entraĂźneront trĂšs naturellement au fond des eaux les plus stagnantes. Remonter Ă  la surface vous coĂ»tera certainement plus cher, dans tous les sens du terme, que de mettre votre embarcation au sec et de commencer Ă  rĂ©flĂ©chir sur vous-mĂȘme.

Vous ĂȘtes libre de choisir vos actes mais vous n’avez pas la main sur les consĂ©quences, qui sont rĂ©gies par les lois naturelles (« Qui sĂšme le vent rĂ©colte la tempĂȘte «  en est un exemple). Ce qui ne vous dĂ©douane pas pour autant de vos responsabilitĂ©s. Vous pouvez dĂ©cider d’ĂȘtre malhonnĂȘte dans vos relations, de mentir, de blesser, de ne pas honorer vos engagements et vos rendez-vous. Les consĂ©quences sociales dĂ©pendront en partie de leur rĂ©vĂ©lation – ou non – mais les consĂ©quences naturelles sur votre caractĂšre produiront des rĂ©sultats constants. Ne pas reconnaĂźtre une erreur et, surtout, ne pas la corriger – voire la rĂ©parer – Ă©quivaut Ă  en commette une nouvelle d’un type diffĂ©rent. C’est lĂ  oĂč vous commencez Ă  vous leurrez et Ă  vous trouver des excuses.
La rĂ©ponse que vous donnez Ă  chaque erreur affecte la qualitĂ© de chaque instant qui la suit. Si vous ne la corrigez pas vous perdrez inĂ©luctablement la possession de vos facultĂ©s, votre volontĂ© ira s’amenuisant et la Vie deviendra trĂšs compliquĂ©e pour vous. Et sans doute pour les autres aussi. Ce sont ce que nous appelons « les dommages collatĂ©raux ».

Je ne peux que vous encourager Ă  faire face Ă  vos difficultĂ©s avec honnĂȘtetĂ©. Avant qu’il ne soit un peu trop tard pour Ă©viter la noyade. Le Titanic Ă©tait un merveilleux bateau, magnifique et parfaitement Ă©quipĂ©. La seconde enquĂȘte sur la catastrophe menĂ©e par le Tribunal Britannique des Naufrages et prĂ©sidĂ©e par Lord Mersey a conclu, entre autre, que « la veille n’était pas assurĂ©e ».
N’attendez pas qu’il soit trop tard. Vous pourriez mourir avant d’avoir fini d’Ă©coper.

Veillez.

 

*“Steve Jobs”, de Walter Isaacson

Ne dites pas à ma mÚre que je suis Logothérapeute,elle me croit danseuse au Crazy-Horse *

Qu’est-ce qui peut pousser un Etre humain Ă  consacrer sa vie Ă  l’écoute des dysfonctions, des souffrances et des difficultĂ©s de son « alter-ego » ? D’oĂč provient cette espĂšce de folie individuelle qui peut me faire croire que j’en « sais plus » que vous, au point d’ĂȘtre moi-mĂȘme somme toute encore plus folle Ă  vouloir y remĂ©dier ? D’oĂč est-ce que je tire chaque jour cette disponibilitĂ© Ă  vous Ă©couter, Ă  tout entendre – et quand je dis tout, je veux dire tout – sans me faire embarquer dans votre petite chaloupe personnelle ?

Il existe les apporteurs d’affaires, de projets, de finances. Les contributeurs, les collaborateurs, les gĂ©nies et les petits joueurs. Les compĂ©titeurs, les flambeurs, les spĂ©culateurs et les challengers. Les provocateurs, les incitateurs et les stimulateurs. Les meneurs, les leaders, les dĂ©cideurs et tous ceux qui les suivent. Les animateurs, les dĂ©fenseurs et les intercesseurs, les accusateurs et leurs dĂ©tracteurs, les mĂ©diateurs, les protecteurs, les admirateurs, les flatteurs, tous les adorateurs, les faiseurs de malheur et les confectionneurs de joie. Et parmi tous ceux-lĂ , il y a vous. Et moi. Vous en tant que Chercheur et moi en tant qu’Accoucheur, vous en tant que « mal portant » et moi en tant que « guĂ©risseur ».

Vraiment ?

Tout ceci n’est pas sĂ©rieux. Il n’y a jamais « l’autre » et « moi ». L’autre dans sa problĂ©matique et ses souffrances, et moi dans ma conformitĂ© et ma plĂ©nitude supposĂ©es. Il n’existe que des Chercheurs. Et il est bien connu que celui qui cherche trouve, celui qui demande obtient la rĂ©ponse qui est la sienne.Aussi ne confondez pas le Message avec le Messager. Je ne suis que le Messager. Celle qui « fait passer ». Je ne suis pas l’Auteur du message – bien que j’en assume l’entiĂšre responsabilitĂ© -, je vous partage simplement ce que vous avez besoin d’entendre pour dĂ©placer en vous ce qui fait obstruction, ce qui rĂ©siste au bonheur.

J’éclaire l’élĂ©ment de la piĂšce que vous n’aviez pas vu, mais je ne suis pas le Metteur en ScĂšne. L’Auteur, le RĂ©alisateur, c’est toujours vous. Et personne d’autre. Absolument personne.
Tout simplement parce qu’aucun autre Être humain n’a le pouvoir de crĂ©er en-dehors de sa propre sphĂšre. Il pourra vous influencer, sans doute, Ă  condition que vous le laissiez faire. Mais Ă  peine plus.
Il faudra donc assumer la responsabilitĂ© de toutes vos crĂ©ations, y compris celles qui sont nĂ©es de la partie la plus obscure – et donc la plus enfouie – de vous-mĂȘme.
Pour vous aider Ă  mettre de la lumiĂšre sur votre Vie, je dois en premier lieu ĂȘtre le plus claire possible avec moi-mĂȘme. Je dois avoir connu et combattu mes Dragons intĂ©rieurs et prĂ©alablement cachĂ©s.
Je ne peux vous accompagner sur ce chemin si je ne l’ai parcouru moi-mĂȘme. La route est parfois longue et chaotique, mais elle est passionnante. C’est cette passion qui nourrit mon mĂ©tier. C’est lĂ  ce vrai goĂ»t de la Vie que je veux vous offrir. Les mots n’enseignent pas. Il n’y a que l’expĂ©rience et je vous encourage Ă  vivre la vĂŽtre en Conscience plutĂŽt qu’ĂȘtre vĂ©cue par elle. Se connaĂźtre soi-mĂȘme, c’est le dĂ©but de la sagesse. C’est accueillir en soi toutes vos expĂ©riences, tous ces mouvements de la Vie et en revenir confiant et certain d’ĂȘtre aimĂ©. L’amour inconditionnel n’est pas d’aimer sans conditions tous ceux qui vous entourent. L’amour inconditionnel est d’abord d’accueillir et de voir en vous tout ce que vous avez « conditionné » qui vous laisse croire que vous devriez mĂ©riter l’amour. Vous n’avez jamais rien Ă  mĂ©riter puisque tout vous est offert.
Le souffle, le soleil, la respiration du Monde.
Le ciel, la vigne, les tendres nuages.
Tout est pour vous.
Tout est Ă  vous.
Maintenant.

*En hommage à Jacques Séguéla.


Retrouver votre état de santé naturel

Aucune situation n’existe que vous ne pourriez amĂ©liorer. Votre environnement comporte de nombreuses pensĂ©es limitantes susceptibles de donner l’impression que nombre de maladies ou d’Ă©tats Ă©motionnellement douloureux, en apparence immuables, ne peuvent ĂȘtre changĂ©s.

Seules vos croyances vous imposent ces limites. AssociĂ©es Ă  celles de votre entourage, il devient trĂšs compliquĂ© d’avoir une vision claire et porteuse de vie plutĂŽt que mortifĂšre et inĂ©luctable.

Il est normal de vouloir ĂȘtre bien, tant physiquement que psychologiquement, car c’est votre Ă©tat naturel. Un bĂ©bĂ© ne naĂźt pas avec l’idĂ©e de la maladie ou la peur de l’avenir. Un bĂ©bĂ© est naturellement prĂ©sent et participant au flux de la vie.  Si ces besoins de base sont nourris – manger, boire, dormir, ĂȘtre bercĂ© – il ira trĂšs bien.  Au fur et Ă  mesure de sa croissance, il va  littĂ©ralement s’imprĂ©gner des Ă©nergies environnantes (peurs, craintes, colĂšres, dĂ©pression, angoisses, mĂ©fiances …). Ces ressentis, qui deviennent des Ă©motions, formatent en quelque sorte son cerveau Ă  prendre cet environnement comme Ă©tant la ‘norme’.

AssociĂ©e Ă  une certaine forme d’Ă©ducation qui valide ces craintes et ces peurs (‘Le monde est dangereux‘, ‘MĂ©fie-toi des autres‘, ‘l’argent ne fait pas le bonheur‘, ‘rĂ©uTu as intĂ©rĂȘt Ă  avoir de bonnes notes si tu rĂ©ussir‘, ‘Tu es vraiment nul‘ …), l’enfant s’Ă©loigne de ce bien-ĂȘtre naturel et devient lui aussi un adulte triste, soumis, et le plus souvent dĂ©motivĂ©. Ou bien empli d’un Ă©lan puissant qui finit par s’Ă©teindre parce qu’il ne porte pas de fruits ou qu’il manque de soutien.

Prenez conscience que chaque jour, vous avez le choix entre des pensĂ©es stimulantes et positives, et d’autres qui le sont beaucoup moins. Ce choix vous appartient en totalitĂ©, bien qu’il vous soit sans doute plus facile de penser le contraire, car on vous a appris que vous Ă©tiez victime de la vie bien plus que crĂ©ateur – et donc responsable.

Responsable ne veut jamais dire coupable, et il n’y a lĂ  aucun jugement.

Responsable signifie que vous devez impérativement vous réveiller, retrouver un peu de la volonté que vous avez perdue, et prendre la décision de changer votre systÚme de pensée en observant votre mode de fonctionnement.

Sachez qu’ il n’y a rien dans votre vie qui ne puisse ĂȘtre rĂ©-orientĂ©.

Et donc transformé.

Apprendre Ă  recevoir plutĂŽt qu’obtenir

Nous avons tous de grands idĂ©aux universels. Et il n’est pas question de les laisser tomber. Gardez vos besoins et les aspirations qui vous sont propres. Cela vous aidera Ă  trouver votre voix, Ă  surmonter les obstacles qui se prĂ©senteront face Ă  vous.
À la fin de sa vie, le grand psychologue Abraham Maslow lui-mĂȘme plaçait le bonheur et l’épanouissement de sa descendance au-dessus de la fameuse ‘rĂ©alisation de soi’. Il appelait cela son auto-transcendance. Il en va de mĂȘme pour moi. Mais pas seulement. Car si je considĂšre que ma descendance est importante, il ne s’agit bien Ă©videmment pas que de nos enfants. Il s’agit essentiellement des croyances que nous leur passons, voire leur imposons, en toute ‘bonne conscience’, et ‘avec tout notre amour’. Évidemment.
Ces croyances nous les avons nous-mĂȘmes dĂ©jĂ  reçues. De nos parents, ou de nos Ă©ducateurs. L’une d’elles est que notre vie se ‘gagne’. Et dans la douleur de prĂ©fĂ©rence.Je ne crois pas que la Vie se ‘gagne’. Je crois plutĂŽt qu’elle se reçoit. Et je ne parle pas seulement de notre naissance. Je parle plutĂŽt de notre ‘mise au monde’. Ce qui n’est pas la mĂȘme chose. La diffĂ©rence ? Vous ne naissez qu’une fois pour cette vie lĂ  que vous tentez de vivre, en gĂ©nĂ©ral du mieux possible, en faisant de gros efforts pour plaire au monde et lui rendre ce que vous pensez lui devoir.Je parle de cette idĂ©e que votre « mise au monde » quotidienne, ce qui, en vous, vous pousse Ă  croire que souffrir est ‘normal’. Que cette souffrance est un chemin normatif vers votre rĂ©compense, quelle qu’elle soit, l’argent, l’amour, le succĂšs, la rĂ©ussite et la renommĂ©e, ou plus noblement la paix, la joie. Et, bien sĂ»r, cette fameuse reconnaissance de vos pairs. MĂȘme s’il ne s’agit que de votre tante AdĂ©laĂŻde dont, en principe, vous n’avez rien Ă  faire.Ce paradigme est aujourd’hui interrogĂ© par nombre de nos philosophes (FrĂ©dĂ©ric Lenoir, Denis Marquet…), quelques penseurs (Eckart TollĂ©). Des personnalitĂ©s entrepreneuriales Ă©mergentes telle Olivier Rolland, l’auteur de « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses Ă©tudes », privilĂ©gie d’avoir une Entreprise au service de sa vie plutĂŽt que l’inverse.
La souffrance n’est utile que pour nous rĂ©veiller. C’est un Ă©veilleur de Conscience qui nous interroge sur ce que nous souhaitons faire avec notre vie. Et bien plus profondĂ©ment ce que nous choisissons d’ETRE dans cette vie qui, rappelons-le, est censĂ©e nous appartenir. Souffrez si vous voulez, mais intelligemment. En vous posant les bonnes questions, en ne vous noyant pas dans toutes sortes de fuites, en n’accusant personne. Vous ferez alors de passionnantes dĂ©couvertes. A commencer sur vous-mĂȘme, enfin.
Apprenez Ă  vous connaĂźtre vraiment, Ă  partir du coeur.
Revenez au centre de la partie la plus Ă©levĂ© de vous-mĂȘme.

Et voyez comme vous ĂȘtes beau.