Certains jours sont plus douloureux que d’autres. Ils vous entraînent dans des eaux boueuses. Certains jours sont plus durs, ils sont comme du métal, de l’acier, de la mémoire inoxydable. Ces jours là,  la vie ne se justifie pas,  la mémoire est pleine et le coeur inaccessible.  La superficielle incompréhension du dehors, les faux-semblants, les postures enfilées par de plus forts que vous, de plus abrupts, de plus policés, suffisent à vous submerger. La chute est libre et sans attache, la plongée sans masque et sans air. L’esprit n’attend plus rien et les poumons s’affolent. La pression écrase le peu d’espoir qu’il vous reste, peut-être. Cette impuissance à ne plus rien vouloir est dangereuse. Et parfois, pourtant, elle vous mène à la Vie. La Vie enfouit sous la terre, semée on ne sait quand, ni même par qui, petite semence d’une innocence qu’on croyait perdue. Tombez en sommeil, descendez vers vos rêves les plus profonds. Lâchez la surface et la douceur des choses. Soyez courageux, touchez le fond sous la mer, les cailloux dans l’océan. C’est ce moment absolument parfait où les sirènes chantent aux naufragés la chanson des fausses promesses et des illusions perdues. C’est le moment du miracle tant attendu par les anges.  C’est l’instant magique où le ciel peut enfin vous rattraper. La suffisance est morte, la connaissance enterrée. C’est entre vous, la lumière et la mort.  Vous pouvez renaître.

 

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