C’est l’heure du petit miracle, une toute nouvelle journée. Quelques beaux arbres et des fleurs en vrac, voilà l’aumône et la tendresse.

Quand le coeur est touché la joie se met à l’ombre. C’est un temps où les temps changent, c’est la friction de la Vie. Quelque chose en vous veut retenir à jamais tandis que tout votre Être tend vers le nouveau et la Vie est mouvement et ne peut s’arrêter ni même le feindre. Il y a le petit en vous qui veut son nounours, il y a le Grand que vous êtes, le Puissant par l’Amour, le faiseur de miracles. Car les miracles existent et vous, vous faites semblant de l’avoir oublié. La Forme humaine a pris le pas sur l’Etre et vous dansez une course folle vers l’oubli, le manque d’air et la poussière. Dansez autant que vous voulez cette parade insensée mais n’oubliez pas que celui qui creuse un trou y tombe. Et moi, quand je regarde dans vos yeux je vois tout l’Univers et aussi la création du monde. Je vois les anges, les archanges et les petits cailloux au bord du chemin. Vos chagrins sont comme mes chagrins puisque rien ne nous sépare. Vos larmes sont comme des petits soleils dans la mémoire du temps, qui ouvrent un chemin et vous ramènent à la Vie. Car les morts ne pleurent plus, ils sont dans la Joie. Ils se rappellent enfin qu’ils sont l’Amour et ne peuvent se perdre. Et moi je vous dis pourquoi attendre une éternelle promesse quand l’aube d’un jour nouveau est à vos pieds et que le moineau est en route ?

Soyez les messagers des bonnes nouvelles, le puit sur le chemin et l’abri par grand vent. Quand la Vie vous pousse vers l’avant pourquoi vouloir la retenir ? C’est ça qui vous fait mal parce que vous ne vous laissez pas traverser. Les vents intérieurs ressemblent à la poussière qui danse dans la lumière une après midi d’été. Tout se met à bouger et voilà que votre histoire n’a plus ni commencement ni fin. Et vous, vous voudriez que rien ne change, que chaque chose soit à sa place et que le soleil s’immobilise. Vos chagrins sont comme vos nuits, agités et parfois meurtriers. Et moi je vous dis, pour chaque larme qui coule une prière s’exauce. La demande d’un jour nouveau, le retour de l’aimé, la Paix du peuplier sous la fenêtre. Tous ces petits trous qu’elles creusent en vous assoupliront vos cœurs si vous les laissez faire. Suivez cette petite eau qui va vers le courant et buvez à grands traits la Source qui ne tarit jamais. Le ciel n’est jamais plein et la terre est vaste.

Vous trouverez votre place, vos racines et vos fruits.

Vous serez pour le monde le sel et la lumière.

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