Archives de catĂ©gorie : COMMENT faire face aux changements

Le travail, nouveau champ de bataille

La course au profit et Ă  la rentabilitĂ©, le manque d’humanitĂ© et de considĂ©ration au sein des Ă©quipes, l’humiliation et les harcĂšlements apportaient dĂ©jĂ  les drames au sein des entreprises et des familles. Nous aimerions pouvoir dire que les choses ont Ă©voluĂ©es et que la sociĂ©tĂ© dans son ensemble s’est donnĂ©e les moyens de grandir. HĂ©las, la situation au travail est de pire en pire et l’actualitĂ© ne fait que la renforcer.

Devant cette vague qui ne concerne pas seulement la pandĂ©mie et ses consĂ©quences mortifĂšres, certains salariĂ©s sont entre la vie et la mort sur le lieu mĂȘme de leur profession. Ce qui, autrefois, Ă©voquait une activitĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e oscillant entre une vraie vocation et le simple besoin alimentaire, est aujourd’hui pour beaucoup un pur champ de bataille dont les salariĂ©s – cadres et non cadres – sortent rarement gagnants. MalgrĂ© cette belle idĂ©e du « win-win » qui nous voudrait tous vainqueurs et, Ă  dĂ©faut, au moins suffisamment rĂ©signĂ©s pour arrĂȘter le combat, « travailler » s’apparente aujourd’hui pour certains d’entre les humains Ă  se mettre en danger psychique au risque d’y laisser sa peau. Devant tant de dĂ©tresse, tous les professionnels de santĂ© que nous sommes se mobilisent au mieux de leurs compĂ©tences – et elles sont nombreuses – pour accompagner ceux qui ont besoin d’écoute, de soin et de bienveillance.

La mĂ©decine du travail est en premiĂšre ligne de ce terrible tsunami, suivie bien sĂ»r de toutes celles et de tous ceux qui donnent leur temps et leur Ă©nergie Ă  tenter d’adoucir et d’accompagner ce qui va nĂ©cessiter peut-ĂȘtre un changement de vie radical. Ou pas. En tout cas, une transformation intĂ©rieure du systĂšme de valeurs personnelles d’un ĂȘtre.

Car nous sommes dans une phase qui ne concerne pas seulement l’individu mais l’humanitĂ© toute entiĂšre. AprĂšs cette sorte « d’arrĂȘt sur image » Ă  laquelle nous avons pu assister en 2020, le monde tout entier semble aller vers le chaos et la dĂ©structuration globale.

Le monde du travail n’échappe pas Ă  cet autre monstre pandĂ©mique. Celui-lĂ  n’est plus cachĂ© sous notre lit : il semble bien vouloir nous dĂ©vorer tout cru s’y nous n’y faisons pas face avec courage.

Le sourire du Silence

L’immobilisme gagne du terrain et ne devrait pas interfĂ©rer avec la Vie. Tu ne dois pas te figer sous la peur qui est juste l’oubli de la Paix de ton Être.

Mais enfin qu’est ce que la vraie Vie, dis-moi ? OĂč sont nos magasins, nos boutiques et nos cafĂ©s ? OĂč sont nos emplois et nos bureaux ? Et puis aussi, oĂč sont nos salaires ? OĂč est passĂ© la santĂ© pour nos enfants et le Souffle pour tous ceux qui ont souffert et s’en sont allĂ©s ? Mais enfin, nos dĂ©sespoirs, nos chagrins, et si la Vie ne vaut rien qui a bien l’air par ici de ne plus rien valoir ?

À tout cela je ne peux rĂ©pondre que par le Silence. Non pas un silence qui manquerait simplement du courage de vous rĂ©pondre, mais un Silence intĂ©rieur. Un profond Silence qui pourrait bien s’étendre jusqu’à vous pour vous donner un peu de repos. Une pause, une suspension, ce ÂŽSelah’ des hĂ©breux entre certains Psaumes car mĂȘme dans la priĂšre il faut le temps de l’intĂ©rioritĂ©. Quelqu’un qui vous dit « ArrĂȘte et Écoute ». Dispose ton coeur. C’est le temps de la semence. Le temps nĂ©cessaire avant la moisson. Le temps de l’espĂ©rance et peut ĂȘtre de l’angoisse aussi pour certains. Cette angoisse, fausse pensĂ©e et projection du pire n’est pas la Pause. C’est le mensonge de l’ñme posĂ©e sur son histoire ancienne, avec ses fausses croyances, ses idĂ©es amplifiĂ©es qui colorent ton regard et te coupent du Reel. La Croyance n’est pas la Connaissance.

L’Ame te coupe de l’Esprit, elle t’allonge au lieu de t’elever. Elle discute et sĂšme un brouillard de pensĂ©es difficiles. C’est comme une brume sur ton Coeur, un ciel gris et pesant. LĂšve-toi et va vers la ClartĂ©, la PuretĂ©. Garde les yeux ouverts Ă  l’intĂ©rieur de toi afin de ne pas te laisser embarquer par les mondes de l’Apparence et du Mensonge. Ne t’affale pas dans la rĂ©signation et la tristesse. Vois l’arbre et sa saison, les retrouvailles de son printemps aprĂšs l’hiver. Quand tout se tait, tout est il mort ? Et mĂȘme la mort n’est elle pas une autre forme que prend la Vie quand elle se tait ?

Je n’ai pas la rĂ©ponse aux questions des questions. Ou plus exactement je n’aurai que la mienne. Il vous faudra trouver la vĂŽtre, aller chercher la racine de votre arbre intĂ©rieur afin que vos branches portent du fruit. Il y aura des saisons, et des pierres autour de vos racines, et parfois vous devrez renoncer mĂȘme aux fruits : tous ces fruits allĂ©chants qui sont tous les dĂ©sirs qui vous possĂšdent et vous poussent vers l’extĂ©rieur de vous mĂȘme. C’est un temps pour aller vers vos racines, vos sombres rĂȘves, vos nĂ©gativitĂ©s, pour approfondir l’enracinement qui permettra une Ă©closion naturelle. RĂ©sistez Ă  la tentation du premier fruit et souvenez vous de cette histoire d’un Jardin que nous avons perdu.

La libertĂ© intĂ©rieure demande de la patience et de la profondeur. En ce printemps magnifique qui nous Ă©merveille dans sa floraison, en mĂȘme temps qu’il vous rappelle au vivant, revenez vers la Source et les racines intemporelles de la Conscience. A La PrĂ©sence mĂȘme de l’Amour. L’Amour n’est pas sentimental, il ne colle pas aux doigts et n’attache personne. L’Amour est droit et souple, Il est la Puissance et la ClartĂ©. Il est sans raison extĂ©rieur et sans la nĂ©cessitĂ© d’un autre pour ĂȘtre LĂ . Il est LumiĂšre intense et claire, posĂ©e, vibrante. Il est nuclĂ©aire et souple, il est un enfant rieur, une pure explosion intĂ©rieure.

Cette explosion est un Feu, Il consume tout ce qui ne t’est plus nĂ©cessaire.

Cette clarté est comme une Eau, souple et toujours paisible, stable et tranquille qui ne peut te noyer.

Il est Toi dans le Jardin intĂ©rieur de la Conscience que tu Es. Il n’a ni commencement ni fin.

Sachant cela, tu peux sourire.

N’oubliez pas le printemps

La vraie libertĂ© reste Ă  voir. Ne pas se fier aux apparences reste un Don du Discernement. Bien sĂ»r, les maladies et quelques autres contagions. Cependant, Ă  dĂ©faut d’écouter le pire et de creuser vos plaies, vous passerez Ă  cĂŽtĂ© de l’Essentiel. Bien sĂ»r, ceux qui quittent et ceux qui restent : rien ne vous appartient, rien n’est Ă  vous.

Il faudra bien partir de quelque chose, quelle qu’elle soit. Pour vous aussi, il y aura une porte, un dĂ©part, une fin annoncĂ©e. Ou trĂšs silencieuse. .

Aujourd’hui la Peur, l’Angoisse, frappent Ă  la porte de vos Vies et ni vous, ni moi, ne pouvons rien Ă  ce qui se promĂšne. Peut-ĂȘtre. Cependant il vous reste le plus puissant : le choix que vous allez faire. Votre rĂ©ponse est bien plus importante que l’évĂ©nement. Parce qu’une chose est sĂ»re, le printemps se fiche bien de la maladie, et mĂȘme de la Mort. Le Printemps sait que la Mort n’existe pas, il est bien placĂ© pour ça. Je peux mĂȘme dire qu’il en a fait une spĂ©cialitĂ©. Ce matin tout nous revient du Jaune et du Violet. Le Mauve est Ă  nos portes et les cerisiers sont blancs. Toute la Vie vous fait face. La vraie, profonde et joyeuse. Imputrescible.

Enfin, le Monde entier est logĂ© au mĂȘme endroit : sur la Terre. Ce Monde, tout entier, bat finalement Ă  l’unisson. Du noir au blanc, du chinois Ă  l’Afghan, du Bouddhiste au Musulman, tous Ă©gaux, tous unis sous la contrainte. VoilĂ  qu’un hĂŽte indĂ©sirable, invisible Ă  l’Ɠil nu, a fait plier la Terre entiĂšre. Dieu a de drĂŽles de maniĂšre. Ou peut-ĂȘtre le Diable : vous choisirez votre camp.

Et puis ce Silence, ce merveilleux, cet incroyable Silence de la ville qui enveloppe la Fleur et l’Humain. Tout ce Ă  quoi vous allez devoir faire face, de vous-mĂȘme et de l’autre. Ah ! Quelle histoire ! Aucune fuite ne peut plus vous tordre et vous balader. Les binĂŽmes devront se parler et les familles se supporter. Quelle Ă©preuve, quelle jolie farce du Vivant ! Les solitaires devront aller sur des chemins que, trĂšs souvent, ils choisissent d’ignorer : leur propre enfer personnel. Avec tout ça, la messe n’est plus possible et la kundalini attendra. Quelle merveille ! MĂȘme Netflix ne pourra vous sauver de cette incroyable contagion de la Vie qui vous pousse. Terriblement. Puissamment.

Tous vos Printemps sont Ă  vos portes. Laissez fleurir.

Quand je pense Ă  toutes ces priĂšres, ces sadhanas, ces mĂ©ditations. Toutes ces incantations, toutes ces danses, toutes ces larmes. Tous ces Evangiles, Coran et Bhagavad-Gita. Et voilĂ  que, pour la premiĂšre fois depuis que le Monde est Monde, nous sommes exaucĂ©s : enfin, nous ne faisons plus qu’Un. Prenez de la hauteur : un Ciel se dĂ©ploie qui nous prend par surprise. Quand l’enfer est sur terre, c’est que le Paradis y est aussi : ils vont, insĂ©parables, comme l’obscuritĂ© l’est de la LumiĂšre, le chaud du froid, le blanc du noir. Personne, ici, n’a la main sur le sombre et la dĂ©solation soufflĂ©s par les vents contraires. Porter dans vos CƓurs tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, luttent et combattent, sous quelque forme que ce soit, ne doit pas se faire Ă  la lĂ©gĂšre. Oui, ne soyez pas trouvĂ©s lĂ©gers. La superficialitĂ© ne devrait rien avoir Ă  faire dans vos vies : elle vous aveugle, et vous vous racontez des histoires inutiles,difficiles , qui ne sont que de la MĂ©moire entretenue, de la souffrance Ă©motionnelle, sans doute le virus le plus addictif au monde. Et vous voilĂ  malades de vous-mĂȘmes. En rĂ©alitĂ©, confinĂ©s depuis bien longtemps dans votre histoire. Ah ! VoilĂ  bien le moyen, enfin, d’en sortir et de crever l’abcĂšs. Vous n’avez rien d’autre Ă  faire dans les jours Ă  venir. A part, peut-ĂȘtre, prendre soin de vous, et donc de l’Autre aussi. Prenez votre Etre Ă  bras le Corps et faites-Lui confiance : il vous sortira de votre misĂšre et de votre impuissance apprise, tous ces conditionnements avec lesquels vous vous dĂ©truisez.

Tous vos Printemps sont Ă  vos portes. Laissez fleurir.

L’infusion de la Vie

 

Dans la pluie fine et tranquille de ce jour qui commence en toi, je songe Ă  tes rĂȘves, Ă  tes voyages intĂ©rieurs, Ă  tes attentes et tes dĂ©sillusions. A tous ceux qui sont partis, ici ou ailleurs, Ă  tous les manquements envers l’Amour que tu Es. Ces attentes envers les autres sont souvent des manquements envers toi-mĂȘme, de petits suintements que tu laisses couler vers le monde pour qu’il te console. Ce que le monde ne fera pas. Non par mauvaise volontĂ© mais par son incapacitĂ© mĂȘme Ă  te consoler. Car le Monde n’est pas fait pour ça. Il est un miroir dĂ©formĂ© de ton univers intĂ©rieur. Toutes ces guerres, ces violences et ces rĂ©voltes, ces jets de pierres et ces tortures cachĂ©es dans les prisons. Toutes ces fortes tempĂȘtes et ces puissants effondrements. Toutes ces insultes et ces barbares exactions. Ces coups de couteaux et ces mitrailleuses Ă  tes frontiĂšres, ces peuples perdus, errants vers un hypothĂ©tique lieu qui ne les consolera pas non plus. Et voilĂ  que tu y participes, avec tous tes petits trous profonds, intĂ©rieurs, fĂ©tides puanteurs personnelles oĂč la Vie ne pĂ©nĂštre plus.

Alors moi je te dis reviens vers toi. Puisque tu ne pourras rien emporter, puisque tout te quitte un jour pour ne plus revenir, prends maintenant ce que la tendresse peut t’offrir. Ouvre grand tes bras vers notre monde, comme un Christ ouvert aux plus souffrants comme aux plus heureux. Le doux et l’amer. L’épine et la terre. Le sang et l’eau. Accueille-toi et Il te prendra dans ses bras. Car Il est comme un grand soleil sur le mur, la lumiĂšre de ton monde oĂč ton ombre est portĂ©e. Il est la flamme de ta Joie vĂ©ritable, consumante, ardente et douce. Il brĂ»le les scories des mensonges et des luttes. En toi, trouve ce Maitre intĂ©rieur que tu cherches avec dĂ©sespoir dans les dĂ©formations de ton Ăąme, les scories de tes souffrances. Laisse-toi consumer. La vĂ©ritĂ© de ta vie n’est pas dans le bruit, les dissipations et l’usure de ton corps mais sous la cendre. LĂ , ne reste plus rien de toi-mĂȘme. La vanitĂ© de ta vie est une petite buĂ©e qui ne fait pas long feu. Ton dĂ©sir effrĂ©nĂ© d’une personnelle et petite amĂ©lioration disparaĂźt. Tu te laisses prendre, envelopper, tordre et la sueur de ton front creuse un chemin. Sur le chemin, quelques fleurs et des nuages polymorphes. Sur la route, un tout petit enfant, son ballon bleu et ses bonbons dans sa poche. Sur le sentier, de sombres phalĂšnes et de petites Ă©tincelles Ă  la volĂ©e. La voie, le panneau indicateur, les tendres synchronicitĂ©s. Le caillou de tes petites misĂšres, la brise de toutes tes espĂ©rances, je prends tout. Et toi tu Ă©cartes tes mains non plus pour songer Ă  prendre mais bien pour t’offrir. PosĂ©, alignĂ©, ici, maintenant accueillant tout et tous en un mĂȘme moment. Puisqu’ Â« ici Â» c’est « partout Â». Puisque « maintenant Â» c’est « toujours Â». Laisse-toi infuser par la Vie qui t’adore Ă  cet instant mĂȘme. La forme de cette adoration reste un mystĂšre qui pourrait mener ton Coeur Ă  la rĂ©volte et je le comprends. Les anges n’ont pas toujours les ailes que tu leur donnes quand ils rassemblent tes dĂ©mons intĂ©rieurs, tes maladies et tes chagrins d’amour. Ils se pointent d’on ne sait oĂč et voilĂ  que tu tombes Ă  l’intĂ©rieur de toi, apparemment tout Ă  fait seul. Mais c’est juste l’illusion du monde parce ton pied ne heurtera pas la pierre, ni le sol, ni mĂȘme un nuage. Tu observes que tu es soulevĂ© vers la Joie. Tu baignes dans la confiance que la Vie a en toi. PosĂ© lĂ , sans rien qui t’appartienne, entre dans le divin repos, la petite eau salutaire et laisse-toi bercer. Quand la petite eau a raison de toi, avec toute sa tendre puissance, elle te plonge dans la GrĂące.

Par le bouillant, la tension et le feu, c’est comme cela que la Vie t’infuse. Puis vient la tendre puissance de l’Amour.

Laisse-toi faire.

Rappelle-moi l’Amour que je suis

Comment te sens tu ce matin Ă  l’aube d’un nouveau commencement ? Une belle et parfaite Ă©ternitĂ©, toujours renouvelĂ©e, changeante, limpide et parfaite. Rien qui bouge, tout qui frĂ©mit. Sens comme cet air que tu respires est ta perfection tout autant que ta manne. Écoute, ça n’est pas toi qui respire. « Cela Â» respire Ă  travers toi et tu n’y peux rien. C’est le Souffle qui s’occupe Ă  te maintenir dans l’ordre du vivant. Tu en as peut-ĂȘtre fait une habitude, une normalitĂ© comme tu crois normal le printemps qui s’amĂšne et l’amour de l’autre. Mais vois-tu rien n’est normal, tout est magie, don et puissance.

Comment te sens-tu quand la saison change, que l’étĂ© s’en va en te laissant tout seul ? Quelles pensĂ©es t’animent quand le fruit est acide et le manque insoutenable ? Y-a-t-il un bonheur encore possible dans le puits de la trahison, les crevasses du cƓur, l’ùre glaciaire et les douleurs polaires ?

A l’automne de ta vie, quand plus rien n’est pareil et que les enfants s’en vont, quand le corps s’amenuise, rien qu’un peu mais un peu tout de mĂȘme, quand celui-lĂ  meurt qui avait jurĂ© d’ĂȘtre Ă©ternel, quand passent les soleils jour aprĂšs jour sans te voir, que reste-t-il ?

Es-tu prĂȘt Ă  mourir ?

Quand je parle de mourir, je ne parle pas de cette minute inĂ©luctable qui pointera en ton temps le bout de son aile. Je parle de la petite mort de ce qui, en toi, se prend pour l’auteur des saisons. La toute, toute petite personne, le minuscule personnage, sa tenue de camouflage et son imposante vanitĂ©, sa parure et ses paillettes. VoilĂ  que ça brille dans le noir et que tu te prends pour une Ă©toile. HĂ©las, ta clartĂ© est bien faible et n’éclaire que ton propre aveuglement. Descends,s’il-te-plaĂźt, de ta petite colline et reviens. Reviens vers ton ciel intĂ©rieur et ta terre ancestrale. Reviens vers ta nature premiĂšre, Ă  l’aube de la CrĂ©ation, quand tu Ă©tais l’Innocence et la Joie, oui, reviens vers toi. Entre et creuse plus profond, sous les couches de l’orgueil et la tentation du drame. Plonge, dĂ©fais tes coutures, dĂ©chire tes croyances et tes drames. Rien n’est Ă  toi, c’est juste une histoire que tu te racontes pour t’endormir. Pour oublier que tu es le grand vent et l’ocĂ©an, la brise tout autant que la vague. Tu t’es perdu en chemin mais la Vie a, pour toi, semĂ© ses petits cailloux. Sur la route, ils t’attendent et brillent dans le noir. Aux branches sont accrochĂ©s des lampions et des messages en papier, si doux, si doux, tendres Ă  pleurer. Laisse aller, laisse aller, laisse tomber. Laisse tomber, oui, maintenant. N’attends pas une seule seconde et ne t’appuie sur rien d’autre que sur le mouvement de la Vie.

C’est comme une petite fleur Ă  l’intĂ©rieur de toi venue d’une possible graine oubliĂ©e. Alors, quelque chose Ă©merge et tu ne saurais dire, tu ne peux en parler. C’est un silence, et pourtant c’est aussi un son. C’est une flamme et pourtant c’est une incroyable fraĂźcheur. C’est comme une aube, ronde et laiteuse, et c’est aussi un noir immense et infini, une petite obscuritĂ© bienveillante. C’est le jaillissement de la Source, une incroyable et trĂšs pure rosĂ©e. C’est la Paix dans les dĂ©combres et la Force au milieu des colombes. C’est indicible et pourtant Ça veut se dire. Ça vient vers toi et se dĂ©pose tout au bord de ton Coeur en t’attendant.

Car Ça t’attend Ă  chaque seconde, avec une patience, une bontĂ©, un sourire immenses. Ça t’attend quand tu te lĂšves et quand tu te couches. Ça t’attend au milieu de toutes tes saisons, de toutes tes fĂȘtes et de toutes tes fournaises. Ça t’attend dans tous tes cirques, tes histoires et tes petites parades. Ça t’attend dans les rues des citĂ©s, dans les heureuses parures des jardins et les cabanes abandonnĂ©es. Ça reste lĂ , posĂ©, tranquille, Ça a l’éternitĂ© pour se vivre et c’est tellement PrĂ©sent que c’est maintenant. C’est maintenant et c’est aussi pour Toujours, c’est en fait Ă  jamais et il n’y a rien de plus Ă  en dire.

Tous les mots viennent de mon Coeur

Par-delĂ  le Ciel et tous les espaces imaginaires, il y a un lieu oĂč tout est possible. C’est lĂ  que je veux te rencontrer. Ta tĂȘte te dira que c’est loin, impossible Ă  atteindre et peut ĂȘtre perdu pour toujours, mais ton Coeur connaĂźt sa rĂ©ponse. Ton Coeur sait parce que ton Coeur connait. Si tu crois que c’est une lointaine Ă©toile, une incantation magique, un long chemin dĂ©sertique, tu t’illusionnes. Si tu vis une profonde souffrance et que tu crois Ă  la brisure de ton Ăąme, si ton corps est malade et se plaint jour et nuit, je viens vers toi avec compassion pour te dire, c’est un chemin pour te ramener Ă  la Maison. Mais tu pourrais le quitter en un instant si tu cessais d’y croire. DerriĂšre les apparences, au-delĂ  de ce que tu appelles la « rĂ©alité », il y a Toi. Ton Essence, la VĂ©ritĂ© de ton Être, la Vie Éternelle, l’Impermanent, l’Immuable, ce qui en toi ne peut pas mourir, la Conscience, et pour Tout dire, l’Amour. Prends ton temps si c’est ce que tu veux. Mais saches de quel endroit de toi-mĂȘme tu gardes cette croyance. Car si tu penses que « tu es loin » de ce que tu voudrais ĂȘtre, c’est que tu crois Ă  la pensĂ©e « je suis loin ». Et quand tu te racontes toutes tes petites histoires qui te disent « je ne suis pas aimé », « je ne suis pas en paix », c’est tout simplement que tu crois Ă  la pensĂ©e qui te dit cela. Interroge-toi. Tu pourrais choisir de voir ce petit programme que tu tĂ©lĂ©charges chaque jour et toujours dĂšs que tu ouvres les yeux sur une journĂ©e nouvelle. Et je te dis, cette journĂ©e pourrait vraiment ĂȘtre nouvelle, c’est-Ă -dire vraiment neuve, toute fraĂźche et tendre. D’ailleurs tu n’es pas obligĂ© d’attendre. Tu pourrais ĂȘtre neuf tout de suite, immĂ©diatement, au moment oĂč je te parle. En rĂ©alitĂ©, tu ES neuf Ă  chaque seconde. Maintenant. Quand je parle de « rĂ©alité », je parle du RĂ©el, ce qui ne change jamais, la Conscience, la Permanence, Dieu, l’Absolu, l’Amour fixe. Ce qui te permet de voir le mouvement. Celui de toute vie, des trains comme des feuilles au sommet des jardins. Sans ce point fixe, le mouvement n’est pas perceptible. Et c’est pareil pour tout. Ton Coeur profond c’est ton point fixe. C’est de l’Amour. Au-dehors, dans ce que tu nommes « rĂ©alité », c’est le changeant et le mobile, le fluctuant et le mouvant, lĂ  oĂč tout est relatif et la vĂ©ritĂ© incolore. C’est le monde de la forme, tout est en mouvement, impermanent, c’est pourquoi tu as toujours peur. OĂč se rĂ©fugier quand la mer me dĂ©monte et que je n’ai nulle part oĂč aller ? C’est pourquoi tu dĂ©colles vers des cieux Ă©levĂ©s, de longs voyages peut-ĂȘtre tant qu’ils te portent au loin. Tu as vu que tu te portes aussi et que tu ne peux Ă©chapper Ă  toi-mĂȘme. Alors tu te mets Ă  souffrir. Si mĂȘme les longueurs de piscine, les montgolfiĂšres et les hauteurs ne peuvent te combler, oĂč iras-tu ?

Et tu continues de tourner, et ce sont d’interminables tours de manĂšge et tu n’attrapes jamais le pompon. C’est dĂ©solant. Alors tu dis « je suis dĂ©pressif », « je suis malheureux » et tes cicatrices te dĂ©mangent. Tu te grattes jusqu’au sang et tu attends celui qui lĂ©chera tes plaies. Et quand celui-lĂ  vient qui doit aspirer ton sang et tes douleurs, tu finis par le dĂ©tester parce qu’il troue ton Ăąme en mĂȘme temps qu’il croit te guĂ©rir. C’est parce que lui-mĂȘme est plein de tous ces trous qui sont comme les tiens. Alors, que feras-tu de ta vie ?

Par-delĂ  le Ciel et tous les espaces imaginaires, il y a un lieu oĂč tout est possible. C’est lĂ  que je veux te rencontrer. C’est un lieu sur la terre qui ne provient pas de la terre et qui ressemble au Ciel que tu cherches. DĂ©pose ta besace et tes petits paquets. LĂ  oĂč il n’y a plus de temps, il n’y a plus de karma. Car ce que tu appelles ton karma est liĂ© Ă  ta petite histoire, Ă  l’écoulement de ce que tu appelles « temps ». Si tu crois dans ce « passé » que le plus souvent tu regrettes, si tu crois dans ce « futur » qui le plus souvent te fait peur, t’illusionne et te transporte vers d’improbables rĂȘves, alors ton programme s’accomplit sois-en sĂ»r. Tes attentes sont toujours le refus de ce qui est. Toutes tes envolĂ©es pour soi-disant ĂȘtre la meilleure version de toi-mĂȘme naissent d’une pensĂ©e. Tu te rejettes en cet instant. Accueilles-toi pleinement et prends du repos. Fais silence et reviens vers toi. C’est Ă  dire vers ton Être, la Vie Ă©ternelle en toi. Cesse enfin de te croire une petite Ăąme errante quand c’est pour te secouer que les cloches sonnent.

Il te faut tout perdre pour voir ce qui ne peut ĂȘtre perdu. Devenir aveugle et sourd pour voir ce qui ne peut ĂȘtre vu et entendu, disperser ton Ăąme et ton corps aux quatre coins des mondes pour trouver l’UnitĂ©.

Tous les mots qui viennent de mon Coeur, ici et maintenant, au moment oĂč je te parle, sont la simple forme que prends l’Amour quand il te ramĂšne Ă  la Maison.

RĂ©veille-toi. RĂ©veille-toi. Tous ces mots viennent de ton Coeur qui appelle.

 

 

 

 

 

 

 

Nos chagrins sont un voyage intérieur

C’est l’heure du petit miracle, une toute nouvelle journĂ©e. Quelques beaux arbres et des fleurs en vrac, voilĂ  l’aumĂŽne et la tendresse.

Quand le coeur est touchĂ© la joie se met Ă  l’ombre. C’est un temps oĂč les temps changent, c’est la friction de la Vie. Quelque chose en vous veut retenir Ă  jamais tandis que tout votre Être tend vers le nouveau et la Vie est mouvement et ne peut s’arrĂȘter ni mĂȘme le feindre. Il y a le petit en vous qui veut son nounours, il y a le Grand que vous ĂȘtes, le Puissant par l’Amour, le faiseur de miracles. Car les miracles existent et vous, vous faites semblant de l’avoir oubliĂ©. La Forme humaine a pris le pas sur l’Etre et vous dansez une course folle vers l’oubli, le manque d’air et la poussiĂšre. Dansez autant que vous voulez cette parade insensĂ©e mais n’oubliez pas que celui qui creuse un trou y tombe. Et moi, quand je regarde dans vos yeux je vois tout l’Univers et aussi la crĂ©ation du monde. Je vois les anges, les archanges et les petits cailloux au bord du chemin. Vos chagrins sont comme mes chagrins puisque rien ne nous sĂ©pare. Vos larmes sont comme des petits soleils dans la mĂ©moire du temps, qui ouvrent un chemin et vous ramĂšnent Ă  la Vie. Car les morts ne pleurent plus, ils sont dans la Joie. Ils se rappellent enfin qu’ils sont l’Amour et ne peuvent se perdre. Et moi je vous dis pourquoi attendre une Ă©ternelle promesse quand l’aube d’un jour nouveau est Ă  vos pieds et que le moineau est en route ?

Soyez les messagers des bonnes nouvelles, le puit sur le chemin et l’abri par grand vent. Quand la Vie vous pousse vers l’avant pourquoi vouloir la retenir ? C’est ça qui vous fait mal parce que vous ne vous laissez pas traverser. Les vents intĂ©rieurs ressemblent Ă  la poussiĂšre qui danse dans la lumiĂšre une aprĂšs midi d’étĂ©. Tout se met Ă  bouger et voilĂ  que votre histoire n’a plus ni commencement ni fin. Et vous, vous voudriez que rien ne change, que chaque chose soit Ă  sa place et que le soleil s’immobilise. Vos chagrins sont comme vos nuits, agitĂ©s et parfois meurtriers. Et moi je vous dis, pour chaque larme qui coule une priĂšre s’exauce. La demande d’un jour nouveau, le retour de l’aimĂ©, la Paix du peuplier sous la fenĂȘtre. Tous ces petits trous qu’elles creusent en vous assoupliront vos cƓurs si vous les laissez faire. Suivez cette petite eau qui va vers le courant et buvez Ă  grands traits la Source qui ne tarit jamais. Le ciel n’est jamais plein et la terre est vaste.

Vous trouverez votre place, vos racines et vos fruits.

Vous serez pour le monde le sel et la lumiĂšre.

L’élĂ©gance du discernement

Si la VĂ©ritĂ© doit te rendre libre, oĂč la trouver ? Si l’Amour peut te donner des ailes vers quoi s’envoler ? Et si la Paix marche sous tes pas, comment la garderas-tu ?

Avant de revĂȘtir tes habits de lumiĂšres, tes fragrances et tes paillettes, dis-moi quel air choisis-tu de respirer et de nous souffler au visage ? Parle-moi de ce qui remplit tes poumons Ă  cet instant. Parce que si tu Ă©touffes sous les faux-semblants et les mensonges de ta petite personne, ce que je respire de toi est sans oxygĂšne. En mĂȘme temps il est salutaire que tu ailles vers ce lieu profond oĂč tu meurs Ă  toi mĂȘme. Tu devras laisser derriĂšre toi les flaques, les eaux boueuses et les pensĂ©es mortifĂšres, pour aller sur la montagne. Étonnamment, la montagne te ramĂšnera Ă  toi-mĂȘme et te montrera la vallĂ©e. Dans un premier temps, tu oscilleras entre les deux. Et cette oscillation t’amĂšnera la faveur de l’équilibre. Tu verras que la vie rĂ©elle n’est pas plus sur les hauteurs que dans les creux. Pas plus en haut qu’en bas. Tu te jugeras inapte et peut ĂȘtre inintĂ©ressant. Et tu auras, d’un certain point de vue, tout Ă  fait raison. Parce que ce n’est pas ce que nous choisissons de voir en toi.

Ce que nous voulons voir, c’est l’or Ă©tincelant d’une puissante Conscience.

C’est la valeur de ton Etre quand il se relie Ă  la Source suprĂȘme. C’est l’épanouissement de ta Joie quand tu te sais aimĂ© absolument. C’est Ă  dire sans conditions ni contraintes, sans terreurs ni doutes.

Ce que nous voulons voir en toi, c’est la tendresse de l’enfance qui s’amuse Ă  tout imaginer et Ă  le croire possible. C’est la puissance de l’innocence qui offre au monde une vulnĂ©rabilitĂ© qui n’est pas une plainte mais la reconnaissance du Bien.

Ce que nous croyons pour toi, tu dois le croire pour toi mĂȘme et en cela, peut-ĂȘtre, tu te sentiras seul. AbandonnĂ©. Possiblement misĂ©rable. C’est parce que tu marches le nez pointĂ© vers tes godillots sur la pourriture d’un chemin qui ne te convient plus. Alors tu lĂšveras les yeux vers le ciel et les Ă©toiles te paraĂźtront inaccessibles. C’est toujours comme ça avec les Ă©toiles. Lointaines, distantes, Ă©blouissantes, elles tiennent l’homme occupĂ© Ă  d’incomprĂ©hensibles mystĂšres trop grands pour lui. Et te voilĂ  perdu dans cette obscuritĂ© animĂ©e d’inaccessibles lucioles. De nouveau tu oscilleras entre la terre et le nuage, la poussiĂšre et la pluie, la cendre et le ciel. Alors tu observeras que ce qui fait le lien entre le Haut et le Bas, le Paradis et l’Enfer, c’est l’Humain que tu es. Tu vivras l’écartĂšlement de la croix qui te porte en son centre. L’endroit oĂč se relient les Mondes. L’endroit oĂč tu assumes ton horizontalitĂ© en vue de te verticaliser. C’est le lieu de la PrĂ©sence, le lieu de ton Essence. La seule et indicible souffrance qu’elle aura l’air de t’offrir n’est pas rĂ©elle. Elle est l’histoire que tu t’es racontĂ©e jusqu’à ce jour. Et comme la petite personne en toi tient Ă  ses souffrances, elle croit encore que le Divin pourrait prĂ©fĂ©rer la douleur Ă  la Paix, le chagrin Ă  l’Amour, le sang Ă  la Joie, quand Il te ramĂšne simplement Ă  Toi-mĂȘme. Le centre d’une croix, c’est la croisĂ©e du chemin. Ton chemin. TantĂŽt Ă  gauche vers un passĂ© qui n’est qu’une mĂ©moire entretenue. TantĂŽt Ă  droite vers un futur qui n’arrive jamais. Pour peu que tu continues de croire Ă  la linĂ©aritĂ© du temps.

Alors en bas, qui te rappelle oĂč tu t’en va trĂšs certainement, la terre nourriciĂšre que tu iras nourrir. Et puis en haut, vers les paradis perdus ou possiblement conquis. Dans aucun de ces endroits tu ne pourras poser ta tĂȘte, car il n’y a lĂ  pas de repos possible. Ce sont de simples points cardinaux et tu crois que c’est vrai quand ça ne l’est pas. La VĂ©ritĂ© se trouve au centre de toi-mĂȘme, comme un lumignon qui fume parce qu’il semble Ă©teint. Mais si tu as l’Inspiration de souffler dessus, le voilĂ  qui s’allume pour Ă©clairer ta route et ton Ăąme. Personne ne peut l’éteindre et mĂȘme Dieu ne le fait pas. C’est l’espace en toi porteur du Souffle de ton existence. De ta vie. C’est le silence profond oĂč le battement de ton cƓur est Ă  l’unisson du battement de coeur de ta Source. C’est-Ă -dire de la Vie mĂȘme. Un battement d’ailes seulement te sĂ©pare de ton Lieu Secret. Un Souffle. Possiblement, une simple respiration.

S’il-te-plaüt, assieds-toi.

Perdez l’habitude d’ĂȘtre vous-mĂȘme

Les changements sont inconfortables. Physiquement, mentalement, Ă©motionnellement. Par exemple, si vous avez pris l’habitude de vous plaindre, et que vous dĂ©cidez d’arrĂȘter, le corps, qui est conditionnĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  vos Ă©motions de plainte, fera entendre sa voix dans votre tĂȘte : « pourquoi ne pas commencer demain ? Demain sera un meilleur jour », « c’est trop difficile pour moi », «  je ne peux pas changer, c’est la faute de ma mĂšre, c’est la faute de mon ex-mari, de mon ex-femme, je suis ce que je suis Ă  cause d’eux », « personne ne me comprends », « j’ai toujours Ă©tĂ©/fait de cette maniĂšre », « c’est pas le bon moment », « je suis fatiguĂ©e », « malheureuse », « en plus on est lundi » ...etc

Or, dĂšs l’instant oĂč vous rĂ©agissez Ă  cette « petite voix dans la tĂȘte », cette pensĂ©e tellement HABITUELLE, vous CRÉEZ la mĂȘme Ă©motion, qui entraĂźne le mĂȘme comportement qui induit les mĂȘmes choix.

On appelle ça des EXPÉRIENCES.

Vous suivez toujours ?

[Notez qu’on appelle Ă©volution un changement de niveau de CONSCIENCE. C’est comme cela que les conditions de vie s’amĂ©liorent de plus en plus, y compris dans les pays Ă©mergents, depuis que le monde est monde et que nous avons quittĂ© nos grottes. C’est aussi pour cela que l’univers est en continuelle expansion].

Mais reprenons. Je disais : les mĂȘmes pensĂ©es conduisent toujours aux mĂȘmes choix, qui conduisent toujours aux mĂȘmes comportements, qui conduisent toujours aux mĂȘmes expĂ©riences, qui conduisent toujours aux mĂȘmes Ă©motions, qui conduisent toujours aux mĂȘmes pensĂ©es, … in extenso, Ă  la mĂȘme vie.

Et vous voilà pris dans le passé. Possiblement définitivement.

Par extension, une nouvelle maniĂšre de penser conduit donc Ă  de nouveaux choix, de nouvelles actions, de nouvelles expĂ©riences, de nouvelles Ă©motions qui induisent de nouvelles pensĂ©es … Vous y ĂȘtes ?

Donc, votre personnalitĂ© Ă©tant composĂ©e de 3 choses : vos pensĂ©es, vos actions, vos Ă©motions, vous avez ce qu’on appelle un ETAT D’ÊTRE.

Ça vous parle ?

C’est pourquoi la meilleure façon de CRÉER VOTRE FUTUR est de le crĂ©er non pas Ă  partir de ce que vous connaissez mais Ă  partir de ce que vous ne connaissez PAS. Justement. Comment ? Inventez-le. RESSENTEZ-le. Votre cerveau ne fait pas la diffĂ©rence. Lui, ce qui l’intĂ©resse, ce sont les ÉMOTIONS. C’est Ă  partir de lĂ , et de lĂ  uniquement, que la MAGIE fonctionne.

Tout ceci peut rester de la thĂ©orie pour votre mental, votre intellect. Car les mots n’enseignent pas et vous devrez en faire l’expĂ©rience. [Apprenez ce qu’est l’intelligence Ă©motionnelle].

Plus prĂ©cisĂ©ment, comportez-vous comme vous SOUHAITEZ ĂȘtre et non pas comme vous PENSEZ ĂȘtre. Soyez effectivement le changement que vous voulez voir, pas seulement dans le monde mais surtout et en premier lieu, dans VOTRE monde. Alors vous aurez la main sur votre corps Ă©motionnel. N’oubliez pas que vos Ă©motions sont une rĂ©ponse corporelle Ă  vos pensĂ©es. C’est « LA » rĂ©ponse du corps. C’est pourquoi vous devez conditionner votre corps en travaillant la maĂźtrise de vos PENSÉES. C’est-Ă -dire rentrer dans un niveau de conscience qui vous apprend Ă  ne plus vous identifier Ă  vos pensĂ©es. Parce que je vous rappelle qu’une « CROYANCE » – celle Ă  laquelle vous tenez tant – c’est juste une « pensĂ©e » entretenue pendant des annĂ©es.

En résumé, Descartes était un peu à cÎté. Si si.

Il disait « Je pense, donc je suis ».

J’affirme « Je Suis ce que je pense ».

En principe là, maintenant, vous devriez commencer à vous RÉVEILLER.

Etendez vos ailes pour ceux que vous aimez

Le printemps qui arrive n’a peut-ĂȘtre encore rien dĂ©posĂ© dans vos cƓurs. Bien sĂ»r, il y a le muguet du moins pour ceux qui ont la chance d’en recevoir et pour tous les autres permettez-moi de vous en offrir par ces quelques mots. Et si ces quelques mots vous trouvent en hiver, Ă  NoĂ«l, peut-ĂȘtre en novembre ou bien dans l’ariditĂ© de ce que vous croyez ĂȘtre, prenez-les quand mĂȘme parce que la saison n’a, en rĂ©alitĂ©, aucune importance.

 

Je vous offre un printemps Ă©ternel qui parle de renouvellement, de renaissance et d’expansion.

Une énergie qui vous pousse à fleurir et parfois dans la douleur quand vous y résistez.

Je vous parle de lĂącher l’Ancien pour aller tranquillement vers le Nouveau. Vous avez mal parce que vous pensez que l’ancien fonctionnement peut encore vous servir et vous vous y accrochez. Vous souhaitez passer Ă  l’autre bord mais c’est compliquĂ© de garder un pied sur chaque rive. Il va falloir choisir.

Le nouveau ne peut s’empĂȘcher de s’étendre parce que c’est dans la nature mĂȘme de la Vie que de vous pousser plus loin encore et toujours. C’est la trace du canoĂ« dans le courant, le sillage de l’avion dans votre petit ciel personnel, et comment comptez-vous y prendre pour empĂȘcher ça ?

Comment allez-vous faire pour freiner l’éclosion de la fleur et la naissance des petits ?

Vous pourriez dormir toute la journĂ©e que vos rĂȘves parleraient encore pour vous.

Vous pourriez souffrir le martyr dans votre corps que votre sang continuerait de circuler.

Vous pourriez ĂȘtre l’Etre le plus abandonnĂ© de tout l’univers que les oiseaux chanteraient encore pour vous, indĂ©finiment.

Sachez qui vous ĂȘtes avant d’aller dans le monde. Celui des autres oĂč vous ne pouvez vous empĂȘchez de mettre les pieds apportant par lĂ  souvent plus de confusion que de clartĂ©. L’ombre ne peut crĂ©er la lumiĂšre parce que ce que vous appelez l’ombre est juste l’absence de lumiĂšre et non son opposĂ©. Et la haine n’est jamais l’opposĂ© de l’Amour mais juste son absence. Vous voyez, nul besoin de partir au combat. La dualitĂ© n’est donc pas exactement lĂ  oĂč vous pensez qu’elle est. Laissez les gens tranquilles. A vouloir leur imposer vos points de vues, vos idĂ©es et toutes vos croyances, vous les limitez. Laissez-les « Etre » et croyez que les changements de saison qui vous ont mis au monde travaillent aussi Ă  leur croissance. Faites confiance Ă  la Vie plutĂŽt qu’à vous-mĂȘme pour toutes ces choses, occupez-vous de vos propres affaires. Il me semble que nous avons dĂ©jĂ  beaucoup Ă  entendre pour ĂȘtre un trĂ©sor de Joie.

Vous ĂȘtes aimĂ© et vous savez que vous ĂȘtes merveilleux. Votre CƓur Profond en est tellement persuadĂ© que vous souffrez de ne plus savoir oĂč vous l’avez mis. Vous cherchez Ă  l’extĂ©rieur les rĂ©ponses Ă  toutes vos questions. Vous vivez dans l’illusion que quelqu’un d’autre que vous a la rĂ©ponse quand vous la connaissez dĂ©jĂ  et ne voulez ni l’entendre ni la comprendre. Et aprĂšs, parce que vous vous ennuyez de vous-mĂȘme, vous voudrez lutter contre les guerres du monde sans rencontrer d’abord la pacification de ce qui vous blesse.

Moi je vous dis : rentrez chez vous.

Il y a dĂ©sormais une maniĂšre diffĂ©rente d’expĂ©rimenter la Vie. Votre mental, le « petit personnage », n’est qu’un impitoyable disque dur, un vinyl tournoyant. Il joue sur lui-mĂȘme encore et encore et la musique est toujours lĂ  et vous fredonnez l’air la nuit comme le jour.

AprĂšs vous vous plaignez d’ĂȘtre fatiguĂ© et vous cherchez une Ă©paule agrĂ©able pour chanter en duo. Ou plus si affinitĂ©. Et vous appelez ça relation d’aide, soutien, accompagnement. L’intention est certes louable et moi je vous rappelle que l’enfer en est pavĂ©es.

Un autre niveau de Conscience, une musique toute nouvelle arrive jusqu’à nous et moi je vous dis : c’est à vous de jouer.

Maintenant, respirez profondĂ©ment, Ă©tendez vos ailes, dĂ©ployez la nouvelle vie d’un cƓur joyeux et renouvelĂ©, ouvrez-vous, vous ĂȘtes dĂ©licieux pour le monde.