Partageons nos inaccessibles. Le monde à refaire et qui vous fait de l’ombre. Toutes vos élucubrations personnelles, vos infâmes tendresses ou que vous croyez telles. Les petites histoires, les défaites et les victoires. Les instantanés qui perdurent au lieu de disparaître.

Partageons nos rencontres, celles où elle vous aime et celles où il vous tue. Parlons de vos échanges, les vôtres, les miens, avec les autres, toujours les mêmes. Le monde tourne en rond, allons nous coucher. Demain sera une belle et souveraine journée, une autre encore, et tout ira bien. Il n’y a là plus rien à craindre, rien qui nous dérange. Prenez la vie du bon côté, celui qui vous fait plaisir, pour un bel avenir. Et quand vient le réveil, la Conscience de votre éternité, il vous faudra fleurir avant de nous quitter. C’est important, c’est la trace de la feuille tombée de l’arbre, du vent quand il palabre. N’oubliez pas que vous ne pourrez jamais nous quitter tout à fait. Bien sûr le visage disparaît déjà et vous ne sentez plus la douceur de l’étreinte et du parfum. Cependant il y a dans le cœur un bel espace où nous pourrions vous faire une place.

Quand tu tournes sur toi-même aussi vite que possible c’est parce que tu crois que tu pourrais t’envoler, décoller et creuser les nuages. Hélas, tu as beau lever les yeux aussi loin que t’emmènent tes aurores boréales, la terre ne cesse de te creuser une fin prochaine. Tant d’efforts pour si peu de bien. Je sais, parce que c’est absolument certain, que nous devrons tous poser nos armes, nos petits jouets et revenir à la maison.

Laisse-moi penser que cette douce saison viendra à réunir tous ceux qui s’aiment.

Et quand le temps viendra, car il viendra, aussi sûrement que le ciel sera bleu, je veux être celle qui te fermeras les yeux.

 

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