Par-delà le Ciel et tous les espaces imaginaires, il y a un lieu où tout est possible. C’est là que je veux te rencontrer. Ta tête te dira que c’est loin, impossible à atteindre et peut être perdu pour toujours, mais ton Coeur connaît sa réponse. Ton Coeur sait parce que ton Coeur connait. Si tu crois que c’est une lointaine étoile, une incantation magique, un long chemin désertique, tu t’illusionnes. Si tu vis une profonde souffrance et que tu crois à la brisure de ton âme, si ton corps est malade et se plaint jour et nuit, je viens vers toi avec compassion pour te dire, c’est un chemin pour te ramener à la Maison. Mais tu pourrais le quitter en un instant si tu cessais d’y croire. Derrière les apparences, au-delà de ce que tu appelles la « réalité », il y a Toi. Ton Essence, la Vérité de ton Être, la Vie Éternelle, l’Impermanent, l’Immuable, ce qui en toi ne peut pas mourir, la Conscience, et pour Tout dire, l’Amour. Prends ton temps si c’est ce que tu veux. Mais saches de quel endroit de toi-même tu gardes cette croyance. Car si tu penses que « tu es loin » de ce que tu voudrais être, c’est que tu crois à la pensée « je suis loin ». Et quand tu te racontes toutes tes petites histoires qui te disent « je ne suis pas aimé », « je ne suis pas en paix », c’est tout simplement que tu crois à la pensée qui te dit cela. Interroges-toi. Tu pourrais choisir de voir ce petit programme que tu télécharges chaque jour et toujours dès que tu ouvres les yeux sur une journée nouvelle. Et je te dis, cette journée pourrait vraiment être nouvelle, c’est-à-dire vraiment neuve, toute fraîche et tendre. D’ailleurs tu n’es pas obligé d’attendre. Tu pourrais être neuf tout de suite, immédiatement, au moment où je te parle. En réalité, tu ES neuf à chaque seconde. Maintenant. Quand je parle de « réalité », je parle du Réel, ce qui ne change jamais, la Conscience, la Permanence, Dieu, l’Absolu, l’Amour fixe. Ce qui te permet de voir le mouvement. Celui de toute vie, des trains comme des feuilles au sommet des jardins. Sans ce point fixe, le mouvement n’est pas perceptible. Et c’est pareil pour tout. Ton Coeur profond c’est ton point fixe. C’est de l’Amour. Au-dehors, dans ce que tu nommes « réalité », c’est le changeant et le mobile, le fluctuant et le mouvant, là où tout est relatif et la vérité incolore. C’est le monde de la forme, tout est en mouvement, impermanent, c’est pourquoi tu as toujours peur. Où se réfugier quand la mer me démonte et que je n’ai nulle part où aller ? C’est pourquoi tu décolles vers des cieux élevés, de longs voyages peut-être tant qu’ils te portent au loin. Tu as vu que tu te portes aussi et que tu ne peux échapper à toi-même. Alors tu te mets à souffrir. Si même les longueurs de piscine, les montgolfières et les hauteurs ne peuvent te combler, où iras-tu ?

Et tu continues de tourner, et ce sont d’interminables tours de manège et tu n’attrapes jamais le pompon. C’est désolant. Alors tu dis « je suis dépressif », « je suis malheureux » et tes cicatrices te démangent. Tu te grattes jusqu’au sang et tu attends celui qui léchera tes plaies. Et quand celui-là vient qui doit aspirer ton sang et tes douleurs, tu finis par le détester parce qu’il troue ton âme en même temps qu’il croit te guérir. C’est parce que lui-même est plein de tous ces trous qui sont comme les tiens. Alors, que feras-tu de ta vie ?

Par-delà le Ciel et tous les espaces imaginaires, il y a un lieu où tout est possible. C’est là que je veux te rencontrer. C’est un lieu sur la terre qui ne provient pas de la terre et qui ressemble au Ciel que tu cherches. Dépose ta besace et tes petits paquets. Là où il n’y a plus de temps, il n’y a plus de karma. Car ce que tu appelles ton karma est lié à ta petite histoire, à l’écoulement de ce que tu appelles « temps ». Si tu crois dans ce « passé » que le plus souvent tu regrettes, si tu crois dans ce « futur » qui le plus souvent te fait peur, t’illusionnes et te transporte vers d’improbables rêves, alors ton programme s’accomplit sois-en sûr. Tes attentes sont toujours le refus de ce qui est. Toutes tes envolées pour soi-disant être la meilleure version de toi-même naissent d’une pensée. Tu te rejettes en cet instant. Accueilles-toi pleinement et prends du repos. Fais silence et reviens vers toi. C’est à dire vers ton Être, la Vie éternelle en toi. Cesse enfin de te croire une petite âme errante quand c’est pour te secouer que les cloches sonnent.

Il te faut tout perdre pour voir ce qui ne peut être perdu. Devenir aveugle et sourd pour voir ce qui ne peut être vu et entendu, disperser ton âme et ton corps aux quatre coins des mondes pour trouver l’Unité.

Tous les mots qui viennent de mon Coeur, ici et maintenant, au moment où je te parle, sont la simple forme que prends l’Amour quand il te ramène à la Maison.

Réveilles-toi. Réveilles-toi. Tous ces mots viennent de ton Coeur qui appelle.

 

 

 

 

 

 

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