L’immobilisme gagne du terrain et ne devrait pas interférer avec la Vie. Tu ne dois pas te figer sous la peur qui est juste l’oubli de la Paix de ton Être.

Mais enfin qu’est ce que la vraie Vie, dis-moi ? Où sont nos magasins, nos boutiques et nos cafés ? Où sont nos emplois et nos bureaux ? Et puis aussi, où sont nos salaires et nos emplois ? Où est passé la santé pour nos enfants et le Souffle pour tous ceux qui ont souffert et s’en sont allés ? Mais enfin, nos désespoirs, nos chagrins, et si la Vie ne vaut rien qui a bien l’air par ici de ne plus rien valoir ?

À tout cela je ne peux répondre que par le Silence. Non pas un silence qui manquerait simplement du courage de vous répondre, mais un Silence intérieur. Un profond Silence qui pourrait bien s’étendre jusqu’à vous pour vous donner un peu de repos. Une pause, une suspension, ce ´Selah’ des hébreux entre certains Psaumes car même dans la prière il faut le temps de l’intériorité. Quelqu’un qui vous dit « Arrête et Écoute ». Dispose ton coeur. C’est le temps de la semence. Le temps nécessaire avant la moisson. Le temps de l’espérance et peut être de l’angoisse aussi pour certains. Cette angoisse, fausse pensée et projection du pire n’est pas la Pause. C’est le mensonge de l’âme posée sur son histoire ancienne, avec ses fausses croyances, ses idées amplifiées qui colorent ton regard et te coupent du Reel. La Croyance n’est pas la Connaissance.

L’Ame te coupe de l’Esprit, elle t’allonge au lieu de t’elever. Elle discute et sème un brouillard de pensées difficiles. C’est comme une brume sur ton Coeur, un ciel gris et pesant. Lève-toi et va vers la Clarté, la Pureté. Garde les yeux ouverts à l’intérieur de toi afin de ne pas te laisser embarquer par les mondes de l’Apparence et du Mensonge. Ne t’affale pas dans la résignation et la tristesse. Vois l’arbre et sa saison, les retrouvailles de son printemps après l’hiver. Quand tout se tait, tout est il mort ? Et même la mort n’est elle pas une autre forme que prend la Vie quand elle se tait ?

Je n’ai pas la réponse aux questions des questions. Ou plus exactement je n’aurai que la mienne. Il vous faudra trouver la vôtre, aller chercher la racine de votre arbre intérieur afin que vos branches portent du fruit. Il y aura des saisons, et des pierres autour de vos racines, et parfois vous devrez renoncer même aux fruits : tous ces fruits alléchants qui sont tous les désirs qui vous possèdent et vous poussent vers l’extérieur de vous même. C’est un temps pour aller vers vos racines, vos sombres rêves, vos négativités, pour approfondir l’enracinement qui permettra une éclosion naturelle. Résistez à la tentation du premier fruit et souvenez vous de cette histoire d’un Jardin que nous avons perdu.

La liberté intérieure demande de la patience et de la profondeur. En ce printemps magnifique qui nous émerveille dans sa floraison, en même temps qu’il vous rappelle au vivant, revenez vers la Source et les racines intemporelles de la Conscience. A La Présence même de l’Amour. L’Amour n’est pas sentimental, il ne colle pas aux doigts et n’attache personne. L’Amour est droit et souple, Il est la Puissance et la Clarté. Il est sans raison extérieur et sans la nécessité d’un autre pour être Là. Il est Lumière intense et claire, posée, vibrante. Il est nucléaire et souple, il est un enfant rieur, une pure explosion intérieure.

Cette explosion est un Feu, Il consume tout ce qui ne t’est plus nécessaire.

Cette clarté est comme une Eau, souple et toujours paisible, stable et tranquille qui ne peut te noyer.

Il est Toi dans le Jardin intérieur de la Conscience que tu Es. Il n’a ni commencement ni fin.

Sachant cela, tu peux sourire.

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