ALLER VERS SOI, RÉPONDRE À LA VIE ET GUERIR, AVEC LA LOGOTHÉRAPIE

Le premier a avoir initiĂ© le terme “logothĂ©rapie” dans le cadre de la neuro-psychiatrie est Viktor Frankl. Il partage son expĂ©rience traumatisante des camps de concentration durant la seconde guerre mondiale dans son livre « DĂ©couvrir un sens Ă  sa vie ». Cet ouvrage incroyable, vendu Ă  plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde, tĂ©moigne de la puissance des mots quand ils sont nĂ©cessaires tant Ă  la guĂ©rison de la souffrance qu’au passage de l’épreuve.

Il met l’accent sur le fait que quelles que soient les circonstances, vous ĂȘtes en responsabilitĂ© dans la maniĂšre dont vous choisissez d’y rĂ©pondre.

Eclairer ce qui doit ĂȘtre vu est essentiel afin que vous puissiez remettre du Sens dans votre existence quand vous l’avez perdu. Quelle qu’en soit la raison, deuil, maladie, divorce, dĂ©pression, burn-out, suicide d’un proche, difficultĂ©s relationnelles, sĂ©quelles physiques et Ă©motionnelles, difficultĂ©s relationnelles ou simple remise en question personnelle douloureuse.

Ce peut ĂȘtre aussi une recherche spirituelle, des interrogations existentielles. C’est quand “tout va bien” que vous pouvez prendre le temps de vous fortifier en vue des vents Ă  venir. Un bateau est toujours plus facile Ă  rĂ©parer quand il est Ă  quai plutĂŽt qu’en pleine tempĂȘte.

Cet Ă©clairage vous permet de vous aligner sur les ressources spĂ©cifiques qui sont les vĂŽtres. Votre potentiel Ă  retrouver votre propre autonomie est toujours unique. Tout autant que le pouvoir qui est en vous de changer les croyances acquises. Vos croyances viennent de toutes vos pensĂ©es et ces pensĂ©es ne sont pas Ă  vous. Vous devez absolument les interroger : “d’oĂč vient cette pensĂ©e (de peur, de culpabilitĂ©, de reproche, de jugement etc ….)

Cette nouvelle comprĂ©hension vous offre une maniĂšre trĂšs diffĂ©rente de voir votre vie : elle vous donne la possibilitĂ© d’amorcer le changement nĂ©cessaire Ă  la construction de votre Force IntĂ©rieure. Changez votre maniĂšre de voir ce qui vous anime et votre Vie changera.

La logothĂ©rapie c’est la Parole juste qui Ă©claire la Vie. Avec beaucoup de compassion et de justesse, elle vous accompagne Ă  voir et nommer ce qui, en vous, vous entrave. Ce sont vos vieux “dĂ©mons”, vos conditionnements, tous les vieux schĂ©mas qui font obstacles Ă  vos dĂ©sirs de Joie, de Paix et d’Amour. Un dĂ©sir en lui-mĂȘme n’est pas suffisant. Si votre croyance ne s’aligne pas sur ce que vous voulez, vous allez vous dĂ©courager. Mais si vous la mettez en lumiĂšre, alors vous n’aurez plus peur de recevoir.

Ne vous y trompez pas : un travail sur la “personnalitĂ©” qui ne s’accompagne pas d’une dimension verticale sera fragile, alĂ©atoire, fluctuant et sans profondeur. En cela je n’accompagne pas Ă  du “dĂ©veloppement de la personne”.

A contrario, un travail “spirituel” qui ne tient pas compte de la personnalitĂ© et la maintient dans un Ă©tat de division sans Conscience sera tout aussi illusoire.

Si vous avez besoin de clarté,

Si vous ĂȘtes arrivĂ© au bout de vos ressources et de vos souffrances et que vous voulez vraiment en sortir,

Si les réponses vous paraissent évidentes mais que pourtant votre Vie ne bouge pas,

Si vous ĂȘtes prĂȘt Ă  devenir maĂźtre de vous-mĂȘme et acquĂ©rir un autre discernement des choses,

Si vous ĂȘtes prĂȘt Ă  venir dans l’esprit de vous en sortir, de construire, parce que tout Ă©vĂ©nement qui “vous arrive” n’est jamais une condamnation mais une proposition de la Vie Ă  laquelle il est toujours judicieux de rĂ©pondre ,

Soyez le bienvenue.

Laurence Besnard-Darolle

0648253100

avenue Villeneuve d’AngoulĂȘme

34070 Montpellier

Sur RV Ă  Montpellier

Egalement par ☎ et Skype đŸ–„

SĂ©ance de 1h

Tarif ~ 100€.

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Tous des anges

C’est une rencontre inattendue que je souhaite vous partager. Comme toute rencontre inattendue, elle a sa part de mystĂšre que je me garderai bien d’élucider. C’est la rencontre avec un petit ange nommĂ©.e Madison. Innocent.e par sa taille, peut-ĂȘtre, mais grand.e par le cƓur. Car tous nos enfants, et quelle que soit la couleur de leur peau, leur origine ou leur langue, sont les semences d’un monde Ă  venir que nous souhaitons plus lĂ©ger, plus ajustĂ© Ă  la vraie potentialitĂ© d’un Homme conscient de ses richesses intĂ©rieures. À ce titre, « Baby Madison » nonobstant son identitĂ© officielle, n’a pas vraiment d’ñge, ni de couleur. Il parle de vous, il parle de moi, il parle de cet endroit intĂ©rieur oĂč plus rien ne nous sĂ©pare les uns des autres. Il nous parle d’un Jardin d’Eden dont nous n’avons jamais Ă©tĂ© chassĂ©, mais oĂč nous nous sommes endormis.

À ce titre, Mason EWING vient comme un Éveilleur, quelqu’un dont le parcours nous rappelle que tout est toujours possible Ă  celui qui croit. Que le Respect de l’Humain, la tolĂ©rance, la dignitĂ©, sont les piliers fondateurs qui nous permettent, ici et maintenant, de sortir de nos marasmes intĂ©rieurs.

J’apprĂ©cie chez lui qu’il parle d’expĂ©rience. Car je suis lassĂ©e – tout comme vous peut-ĂȘtre – des faux-semblants et des fausses postures qui pourraient nous faire croire au pire plutĂŽt qu’au meilleur. C’est pourquoi je choisis de faire confiance Ă  celui qui a connu ce pire pour nous offrir le meilleur de lui-mĂȘme. Et ce meilleur ne va jamais seul. Il va avec le plus grand qui nous habite, nous pousse vers le haut. Dis-moi comment tu t’es remis debout et je saurai si je peux te faire confiance.

Les mots n’enseignent rien. Seuls les actes.

Ceux qui hĂ©ritent du Royaume sont toujours des enfants. Laissons lĂ  jugements, mensonges et brillance du monde. À l’effigie du bĂ©bĂ© Madison qui appose du braille pour que les malvoyants puissent reconnaĂźtre au toucher la couleur du vĂȘtement et l’activitĂ© correspondante (sport, jeux, activitĂ©s
), sortons de nos aveuglements.

Allons vers ce qui en chacun de nous cherche à déployer ses ailes, nous rassemble et nous honore en soutenant ce projet.

Laurence Besnard-Darolle.

veillesurmoncoeur.com

Mason Cyrille Elong Ewing, est nĂ© le 9 avril 1982 Ă  Douala, d’un pĂšre amĂ©ricain et d’une mĂšre sicilienne et camerounaise. Il est producteur, rĂ©alisateur, scĂ©nariste, Ă©diteur, Ă©crivain, styliste. Il rĂ©side en France et aux États-Unis, Ă  Los Angeles oĂč se trouve le siĂšge de sa sociĂ©tĂ©, Mason EWING Corporation. À 14 ans, il perd la vue, et se retrouvera SDF. Il s’est donnĂ© pour mission de se faire connaĂźtre auprĂšs de la jeunesse, la crĂ©ation d’un orphelinat est en projet.

Retrouvez son autobiographie « Les yeux du destin », auto-éditée par Ewing Publication, 2019.

Le travail, nouveau champ de bataille

La course au profit et Ă  la rentabilitĂ©, le manque d’humanitĂ© et de considĂ©ration au sein des Ă©quipes, l’humiliation et les harcĂšlements apportaient dĂ©jĂ  les drames au sein des entreprises et des familles. Nous aimerions pouvoir dire que les choses ont Ă©voluĂ©es et que la sociĂ©tĂ© dans son ensemble s’est donnĂ©e les moyens de grandir. HĂ©las, la situation au travail est de pire en pire et l’actualitĂ© ne fait que la renforcer.

Devant cette vague qui ne concerne pas seulement la pandĂ©mie et ses consĂ©quences mortifĂšres, certains salariĂ©s sont entre la vie et la mort sur le lieu mĂȘme de leur profession. Ce qui, autrefois, Ă©voquait une activitĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e oscillant entre une vraie vocation et le simple besoin alimentaire, est aujourd’hui pour beaucoup un pur champ de bataille dont les salariĂ©s – cadres et non cadres – sortent rarement gagnants. MalgrĂ© cette belle idĂ©e du « win-win » qui nous voudrait tous vainqueurs et, Ă  dĂ©faut, au moins suffisamment rĂ©signĂ©s pour arrĂȘter le combat, « travailler » s’apparente aujourd’hui pour certains d’entre les humains Ă  se mettre en danger psychique au risque d’y laisser sa peau. Devant tant de dĂ©tresse, tous les professionnels de santĂ© que nous sommes se mobilisent au mieux de leurs compĂ©tences – et elles sont nombreuses – pour accompagner ceux qui ont besoin d’écoute, de soin et de bienveillance.

La mĂ©decine du travail est en premiĂšre ligne de ce terrible tsunami, suivie bien sĂ»r de toutes celles et de tous ceux qui donnent leur temps et leur Ă©nergie Ă  tenter d’adoucir et d’accompagner ce qui va nĂ©cessiter peut-ĂȘtre un changement de vie radical. Ou pas. En tout cas, une transformation intĂ©rieure du systĂšme de valeurs personnelles d’un ĂȘtre.

Car nous sommes dans une phase qui ne concerne pas seulement l’individu mais l’humanitĂ© toute entiĂšre. AprĂšs cette sorte « d’arrĂȘt sur image » Ă  laquelle nous avons pu assister en 2020, le monde tout entier semble aller vers le chaos et la dĂ©structuration globale.

Le monde du travail n’échappe pas Ă  cet autre monstre pandĂ©mique. Celui-lĂ  n’est plus cachĂ© sous notre lit : il semble bien vouloir nous dĂ©vorer tout cru s’y nous n’y faisons pas face avec courage.

Sur la terre comme au ciel

Je ne ferai ni vent ni bruit. La lande restera dĂ©serte et les oiseaux chanteurs muets. Ni vent ni bruit quand vient la fin. Juste un petit soleil qui d’abord s’est allumĂ©, puis s’éteint. C’était un petit soleil de jour comme on en voit chaque matin. Un petit soleil pour une grande journĂ©e. Une journĂ©e de noce, une journĂ©e d’alliance. Je suis petite et Tu es fort. Et Tu es faible aussi, posĂ© comme un poĂšme dans le monde. Ton Coeur a le rythme de l’Amour quand il se donne justement pour ce monde lĂ , qui ne tient plus compte de rien, qui bat la campagne pour quelques vanitĂ©s et de petites chimĂšres. Je suis lĂ©gĂšre et Tu es lourd, et trĂšs grand aussi. Il n’est pas facile de Te porter ni mĂȘme de Te cacher. Ton sourire ressemble Ă  un arbre qui penche, et Tes mains ont la force des mains de l’ouvrier, du travailleur, de l’occupĂ©. Quand Tu marches, Ton pas reste certain, solide et tranquille. Tu sais oĂč poser le pied, oĂč porter Ton regard, avec des mains qui ressemblent au balancier du coeur. Tes yeux sont trĂšs sombres, et Ton regard est doux. Il est sombre et la LumiĂšre aime Ă  s’y promener. Je ne sais d’oĂč vient cette lumiĂšre, sans doute du coeur du PĂšre qui se promĂšne avec toi et visite la terre. Tu amĂšnes toutes les saisons de la vie, la naissance, la mort et les petites surprises du temps qui toujours passe. Ton vĂȘtement est blanc, d’une blancheur crue et lavĂ©e, usĂ©e par le lavage du soleil et des pluies. Ton corps semble porter la terre entiĂšrement et pourtant il me semble qu’un simple souffle pourrait le faire disparaĂźtre Ă  jamais. Tu es d’ici et pourtant Tu n’en es pas. Tu passes et tous veulent te suivre. Tous veulent que tu les regardes, au moins une fois, pour se sentir vivants. Pour que leurs vies aient l’air de valoir quelque chose, avant de disparaĂźtre. Tous attendent une parole, de celles qui vous trouent un coeur, qui vous suspendent au ciel, pour n’en plus revenir.

Il ouvrira les bras

Nous Ă©tions comme un jardin sans eau, suspendus entre deux mondes. AssĂ©chĂ©s, sans espoir de retour. Nous Ă©tions comme un arbre dans un sol abĂźmĂ©. Nos feuilles avaient jaunies et la plupart Ă©taient mortes, tombĂ©es avant mĂȘme d’avoir portĂ© du fruit. Et c’est dans cette Terre Ă©trange qu’il nous a Ă©tĂ© demandĂ© de vivre.

Et toi, tu ne veux pas rester lĂ , pas plus y vivre qu’y mourir. Et pourtant, ils te demandent de chanter, de sourire et d’y mettre au monde tes enfants. Mais tes enfants non plus ne veulent pas de cette terre lĂ , qui les dĂ©truit et les enterre. Tes enfants sont comme toi, ils veulent le Souffle encore plus fort que le petit oxygĂšne que tu leur proposes. Ils veulent la LumiĂšre qui ne meurt pas mĂȘme lorsque je jour s’éteint.

Tes enfants sont comme toi, ils sont comme moi, les tiens comme les miens. Ils avaient une Ăąme, un jour, et nous en avons perdu le souvenir. Ils avaient un joli cƓur d’enfant, plein des beaux cadeaux qu’ils voulaient nous offrir. Aujourd’hui, leur Ăąme est comme une plaie intĂ©rieure, et comment leur en vouloir puisque nous-mĂȘmes avons vendu la nĂŽtre?

OĂč sont passĂ©s tes dimanches, dis-moi, qu’en ont-ils fait ? Et toi, oĂč as tu rangĂ© tes photos, tous ces petits papiers d’un temps qui n’en n’a plus rien Ă  faire de toi et de tes petites histoires. Tous ces disparus, partis sans laisser d’adresse au milieu des vivants et des morts, et tu ne les ramĂšneras pas. Tu dois les enterrer dans le Jardin en attendant les jours meilleurs d’une Vie Nouvelle. Et leur image ne sera plus jamais comme avant car ce que tu cherches Ă  retenir n’existe pas. Ce n’est qu’un tout petit vent qui te ramĂšne vers une joie semblable Ă  la douleur qu’elle a laissĂ©e. Car la joie de ce monde, toujours entre deux eaux, toujours passagĂšre, oui, elle est comme de l’eau. Une eau qui garde un peu de l’amertume qu’elle dĂ©pose, dans le sillage de ce qui ne revient jamais.

Nous sommes comme un jardin, suspendus entre deux Mondes. Notre feuillage ne fleurit plus et la douleur est lĂ . Tout fait mal et tu ne sais pas pourquoi. Parfois, quelque chose s’allume et tu te souviens que tu n’es pas chez toi. Et tu sais que ton Chant ne peut s’épanouir sur une terre Ă©trangĂšre. Alors, il est temps pour toi d’entamer le chemin du retour. Mais sache que tu devras tout laisser derriĂšre toi. Parce que c’est un chemin oĂč traĂźnent la Solitude et le Doute. C’est un Chemin qui cherche sa lumiĂšre, sa tendresse et sa route. Il y a cependant une Promesse que je peux te faire et qui te nourrira : ta Solitude n’est qu’illusion et le Doute le poison qui l’accompagne. Car Il se souvient de toi Celui qui ne sommeille ni ne dort aux portes des villes et du Coeur des Hommes. Alors, je sais que tu reprendras la harpe dĂ©posĂ©e sur la branche de l’Arbre. Tu te tiendras debout une bonne fois pour toutes. Et tes bras seront grands ouverts sur ce Monde agonisant, comme un Messie sur toutes les vies perdues des Hommes. Et c’est lĂ , je le sais, que tu lĂšveras les yeux vers le Ciel.

Maintenant, commence Ă  chanter.

Tout ce qui est mis en LumiĂšre devient LumiĂšre

J’ai marchĂ© sur Ses mains avant de marcher sur l’eau. J’allais avec le Coeur en avant et pourtant les tĂ©nĂšbres restaient consistantes et sĂ©vĂšres. Depuis l’enfance et la naĂŻve petitesse de l’Attente, je cherchais et je ne trouvais pas. Je cherchais dans le Monde, dans la lumiĂšre et les histoires. Je cherchais dans un autre la force et la soliditĂ©. Et, parfois, il est arrivĂ© que cela soit bon et lumineux. Mais la fragilitĂ© t’explose en face car l’Ignorance est une bombe Ă  retardement. Alors tu reprends ton chemin, et ton petit courage te porte sur la route. Et les jolies tendresses du Monde aussi. Un peu. Et de nouveau des voyages et des montagnes. Des attentes et des douleurs. Et puis vient la petite plaine, parce que la Vie sait ĂȘtre bonne. Tu bois Ă  la fontaine d’un repos qui, pour ĂȘtre bien mĂ©ritĂ©, n’est pas encore certain. Il y a pourtant cette petite Eau Pure, ce calice vivant qui coule Ă  l’intĂ©rieur de toi. Et tu ne sais d’oĂč elle vient ni oĂč elle va, car c’est le propre de l’Eau. Et c’est cette Eau qui te porte encore quand ton Ăąme s’apparente Ă  de la glace, au rude hiver d’une saison infernale. Et tu observes que tout le feu des enfers ne te rĂ©chauffe pas mais entretient ta souffrance. Et cette fausse lumiĂšre t’entraĂźne Ă  croire que c’est lĂ  que tu dois vivre. C’est la puissance d’un mensonge qui n’éclaire que ton Ă©go et te maintient dans l’illusion d’une damnation qui serait Ă©ternelle. Et quand je parle de l’enfer, je parle ici de cet endroit sur la Terre qui te porte. J’évoque le propre enfer qu’est l’oubli de toi-mĂȘme et de ta puissance. Non pas une misĂ©rable puissance Ă©gotique, non pas le plus minuscule et le plus pathĂ©tique de ta personne. Non. J’évoque ta LumiĂšre et le Silence des profondeurs. Car cette LumiĂšre creuse un trou Ă  l’intĂ©rieur de toi, aussi sĂ»rement qu’elle apparaĂźt chaque matin pour la Vie. C’est cette LumiĂšre lĂ  que tu dois retrouver comme si ta vie en dĂ©pendait. Car tant que tu crois que tu n’as besoin de rien c’est que tu as mort. Et c’est pour te rĂ©veiller que la Vie t’ouvrira les bras afin que tout s’en aille de toi. Tes amours, tes biens, tes enfants, tes voyages et toutes tes histoires.

Enfin, tu seras devenu lĂ©ger, l’Eau pourra te porter.

Le sourire du Silence

L’immobilisme gagne du terrain et ne devrait pas interfĂ©rer avec la Vie. Tu ne dois pas te figer sous la peur qui est juste l’oubli de la Paix de ton Être.

Mais enfin qu’est ce que la vraie Vie, dis-moi ? OĂč sont nos magasins, nos boutiques et nos cafĂ©s ? OĂč sont nos emplois et nos bureaux ? Et puis aussi, oĂč sont nos salaires ? OĂč est passĂ© la santĂ© pour nos enfants et le Souffle pour tous ceux qui ont souffert et s’en sont allĂ©s ? Mais enfin, nos dĂ©sespoirs, nos chagrins, et si la Vie ne vaut rien qui a bien l’air par ici de ne plus rien valoir ?

À tout cela je ne peux rĂ©pondre que par le Silence. Non pas un silence qui manquerait simplement du courage de vous rĂ©pondre, mais un Silence intĂ©rieur. Un profond Silence qui pourrait bien s’étendre jusqu’à vous pour vous donner un peu de repos. Une pause, une suspension, ce ÂŽSelah’ des hĂ©breux entre certains Psaumes car mĂȘme dans la priĂšre il faut le temps de l’intĂ©rioritĂ©. Quelqu’un qui vous dit « ArrĂȘte et Écoute ». Dispose ton coeur. C’est le temps de la semence. Le temps nĂ©cessaire avant la moisson. Le temps de l’espĂ©rance et peut ĂȘtre de l’angoisse aussi pour certains. Cette angoisse, fausse pensĂ©e et projection du pire n’est pas la Pause. C’est le mensonge de l’ñme posĂ©e sur son histoire ancienne, avec ses fausses croyances, ses idĂ©es amplifiĂ©es qui colorent ton regard et te coupent du Reel. La Croyance n’est pas la Connaissance.

L’Ame te coupe de l’Esprit, elle t’allonge au lieu de t’elever. Elle discute et sĂšme un brouillard de pensĂ©es difficiles. C’est comme une brume sur ton Coeur, un ciel gris et pesant. LĂšve-toi et va vers la ClartĂ©, la PuretĂ©. Garde les yeux ouverts Ă  l’intĂ©rieur de toi afin de ne pas te laisser embarquer par les mondes de l’Apparence et du Mensonge. Ne t’affale pas dans la rĂ©signation et la tristesse. Vois l’arbre et sa saison, les retrouvailles de son printemps aprĂšs l’hiver. Quand tout se tait, tout est il mort ? Et mĂȘme la mort n’est elle pas une autre forme que prend la Vie quand elle se tait ?

Je n’ai pas la rĂ©ponse aux questions des questions. Ou plus exactement je n’aurai que la mienne. Il vous faudra trouver la vĂŽtre, aller chercher la racine de votre arbre intĂ©rieur afin que vos branches portent du fruit. Il y aura des saisons, et des pierres autour de vos racines, et parfois vous devrez renoncer mĂȘme aux fruits : tous ces fruits allĂ©chants qui sont tous les dĂ©sirs qui vous possĂšdent et vous poussent vers l’extĂ©rieur de vous mĂȘme. C’est un temps pour aller vers vos racines, vos sombres rĂȘves, vos nĂ©gativitĂ©s, pour approfondir l’enracinement qui permettra une Ă©closion naturelle. RĂ©sistez Ă  la tentation du premier fruit et souvenez vous de cette histoire d’un Jardin que nous avons perdu.

La libertĂ© intĂ©rieure demande de la patience et de la profondeur. En ce printemps magnifique qui nous Ă©merveille dans sa floraison, en mĂȘme temps qu’il vous rappelle au vivant, revenez vers la Source et les racines intemporelles de la Conscience. A La PrĂ©sence mĂȘme de l’Amour. L’Amour n’est pas sentimental, il ne colle pas aux doigts et n’attache personne. L’Amour est droit et souple, Il est la Puissance et la ClartĂ©. Il est sans raison extĂ©rieur et sans la nĂ©cessitĂ© d’un autre pour ĂȘtre LĂ . Il est LumiĂšre intense et claire, posĂ©e, vibrante. Il est nuclĂ©aire et souple, il est un enfant rieur, une pure explosion intĂ©rieure.

Cette explosion est un Feu, Il consume tout ce qui ne t’est plus nĂ©cessaire.

Cette clarté est comme une Eau, souple et toujours paisible, stable et tranquille qui ne peut te noyer.

Il est Toi dans le Jardin intĂ©rieur de la Conscience que tu Es. Il n’a ni commencement ni fin.

Sachant cela, tu peux sourire.

N’oubliez pas le printemps

La vraie libertĂ© reste Ă  voir. Ne pas se fier aux apparences reste un Don du Discernement. Bien sĂ»r, les maladies et quelques autres contagions. Cependant, Ă  dĂ©faut d’écouter le pire et de creuser vos plaies, vous passerez Ă  cĂŽtĂ© de l’Essentiel. Bien sĂ»r, ceux qui quittent et ceux qui restent : rien ne vous appartient, rien n’est Ă  vous.

Il faudra bien partir de quelque chose, quelle qu’elle soit. Pour vous aussi, il y aura une porte, un dĂ©part, une fin annoncĂ©e. Ou trĂšs silencieuse. .

Aujourd’hui la Peur, l’Angoisse, frappent Ă  la porte de vos Vies et ni vous, ni moi, ne pouvons rien Ă  ce qui se promĂšne. Peut-ĂȘtre. Cependant il vous reste le plus puissant : le choix que vous allez faire. Votre rĂ©ponse est bien plus importante que l’évĂ©nement. Parce qu’une chose est sĂ»re, le printemps se fiche bien de la maladie, et mĂȘme de la Mort. Le Printemps sait que la Mort n’existe pas, il est bien placĂ© pour ça. Je peux mĂȘme dire qu’il en a fait une spĂ©cialitĂ©. Ce matin tout nous revient du Jaune et du Violet. Le Mauve est Ă  nos portes et les cerisiers sont blancs. Toute la Vie vous fait face. La vraie, profonde et joyeuse. Imputrescible.

Enfin, le Monde entier est logĂ© au mĂȘme endroit : sur la Terre. Ce Monde, tout entier, bat finalement Ă  l’unisson. Du noir au blanc, du chinois Ă  l’Afghan, du Bouddhiste au Musulman, tous Ă©gaux, tous unis sous la contrainte. VoilĂ  qu’un hĂŽte indĂ©sirable, invisible Ă  l’Ɠil nu, a fait plier la Terre entiĂšre. Dieu a de drĂŽles de maniĂšre. Ou peut-ĂȘtre le Diable : vous choisirez votre camp.

Et puis ce Silence, ce merveilleux, cet incroyable Silence de la ville qui enveloppe la Fleur et l’Humain. Tout ce Ă  quoi vous allez devoir faire face, de vous-mĂȘme et de l’autre. Ah ! Quelle histoire ! Aucune fuite ne peut plus vous tordre et vous balader. Les binĂŽmes devront se parler et les familles se supporter. Quelle Ă©preuve, quelle jolie farce du Vivant ! Les solitaires devront aller sur des chemins que, trĂšs souvent, ils choisissent d’ignorer : leur propre enfer personnel. Avec tout ça, la messe n’est plus possible et la kundalini attendra. Quelle merveille ! MĂȘme Netflix ne pourra vous sauver de cette incroyable contagion de la Vie qui vous pousse. Terriblement. Puissamment.

Tous vos Printemps sont Ă  vos portes. Laissez fleurir.

Quand je pense Ă  toutes ces priĂšres, ces sadhanas, ces mĂ©ditations. Toutes ces incantations, toutes ces danses, toutes ces larmes. Tous ces Evangiles, Coran et Bhagavad-Gita. Et voilĂ  que, pour la premiĂšre fois depuis que le Monde est Monde, nous sommes exaucĂ©s : enfin, nous ne faisons plus qu’Un. Prenez de la hauteur : un Ciel se dĂ©ploie qui nous prend par surprise. Quand l’enfer est sur terre, c’est que le Paradis y est aussi : ils vont, insĂ©parables, comme l’obscuritĂ© l’est de la LumiĂšre, le chaud du froid, le blanc du noir. Personne, ici, n’a la main sur le sombre et la dĂ©solation soufflĂ©s par les vents contraires. Porter dans vos CƓurs tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, luttent et combattent, sous quelque forme que ce soit, ne doit pas se faire Ă  la lĂ©gĂšre. Oui, ne soyez pas trouvĂ©s lĂ©gers. La superficialitĂ© ne devrait rien avoir Ă  faire dans vos vies : elle vous aveugle, et vous vous racontez des histoires inutiles,difficiles , qui ne sont que de la MĂ©moire entretenue, de la souffrance Ă©motionnelle, sans doute le virus le plus addictif au monde. Et vous voilĂ  malades de vous-mĂȘmes. En rĂ©alitĂ©, confinĂ©s depuis bien longtemps dans votre histoire. Ah ! VoilĂ  bien le moyen, enfin, d’en sortir et de crever l’abcĂšs. Vous n’avez rien d’autre Ă  faire dans les jours Ă  venir. A part, peut-ĂȘtre, prendre soin de vous, et donc de l’Autre aussi. Prenez votre Etre Ă  bras le Corps et faites-Lui confiance : il vous sortira de votre misĂšre et de votre impuissance apprise, tous ces conditionnements avec lesquels vous vous dĂ©truisez.

Tous vos Printemps sont Ă  vos portes. Laissez fleurir.

La Vie n’est pas un roman

Je pense Ă  tous ces grands Êtres qui ont marchĂ© sur la Terre. Tous ces Esprits profonds, joyeux et tendres. De JĂ©sus Ă  Moise, de Bouddha Ă  Krishna. Avec cette Joie d’Être comme le doux noyau du pĂ©pin avant sa germination. Quelque chose de Grand, quelque chose de Beau, vous a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© et trĂšs peu d’entre vous osent tendre la main vers le grand Fruit de la RĂ©alisation. Il y a toutes ces circonfĂ©rences, ces grands cercles d’hĂ©sitations et les mauvaises frĂ©quentations. Tous ces regards portĂ©s vers cet Ɠil noir et tordu d’un monde illusoire. Tous ces oublis de Soi et des autres font pencher la Vie du mauvais cĂŽtĂ©. Toutes les falsifications intĂ©rieures, les petits mensonges et les fausses identitĂ©s vous mettent la tĂȘte Ă  l’envers. Et voilĂ  que le parfum de la Rose ne vous suffit plus. Ni la splendeur du grand Arbre. Ni mĂȘme le Sourire du Petit. Il vous faut des « choses », et il vous les faut « grandes » et bien visibles. Dieu n’est plus dans le Caillou, mais le Diable reste dans votre chaussure. C’est le frottement de la Vie qui vous fait mal, vous ralentit et vous fait saigner. Alors vous sortez vos vieilles photos, les photos du temps oĂč vous vous sentiez aimĂ©s. Du moins, un peu plus aimĂ© que maintenant. Alors vous aviez une MĂšre, alors vous aviez un PĂšre, un FrĂšre peut-ĂȘtre, ou peut-ĂȘtre une SƓur. Vous les avez laissĂ© derriĂšre vous pour avancer plus lĂ©gĂšrement. Vient le jour oĂč cette lĂ©gĂšretĂ© vous pĂšse, les souvenirs vous remontent Ă  la gorge et quelques larmes sur vous-mĂȘme vous apportent de la fraĂźcheur, cette petite ondĂ©e de l’apitoiement sur soi. Vous oubliez que c’est vous qui, en secouant la poussiĂšre de vos chaussures, avez marchĂ© sur le Coeur de la MĂšre, le Coeur du PĂšre, et possiblement aussi, sur les CƓurs des FrĂšres et des SƓurs. Votre mĂ©moire est trĂšs courte et vous vous ĂȘtes endormi. Nous attendons tous votre RĂ©veil. Alors vos yeux s’ouvriront et peut-ĂȘtre, je dis bien peut-ĂȘtre, un Souffle nouveau Ă©manera de vous et se souviendra du miel de la Vie. Enfin vous cesserez de vivre soumis, vous reviendrez vers le RĂ©el, cette comprĂ©hension des choses cachĂ©es de l’univers : la Vie est Feu, L’Esprit est LumiĂšre, et tout aspire Ă  votre BeautĂ©.

C’est dans le calme et la confiance que sera ta force

Avant d’atteindre le jour de ta prĂ©sentation au monde, tu devras demeurer dans le dĂ©sert. Et cette idĂ©e mĂȘme peut dĂ©plaire au personnage que tu mets en scĂšne tous les jours de ta vie. Je comprends que cela puisse froisser les ailes minuscules que tu t’aies fabriquĂ©es au fil du temps. Et quand je dis au fil du temps je parle de tous ces jours que tu as fait tiens depuis ta mise au monde. Car tu crois encore que tu es nĂ© quand tu ne fais que survivre, aux dĂ©pens de toi-mĂȘme et des autres aussi. Et dans ta petite et possessive crĂ©ation, tu te crois maĂźtre des lieux. Tu tournes dans ton petit cercle de « pouvoir crĂ©atif Â» avec toutes tes prĂ©tentions de libĂ©ration de toi-mĂȘme et des autres. Et je crois bien que la Vie se moque bien de ta collection de petites images intentionnelles. J’irais mĂȘme jusqu’à dire qu’Elle pourrait en rire si ce n’était pas si dĂ©sespĂ©rant. D’un point de vue humain je veux dire. Car la Vie ne dĂ©sespĂšre jamais de toi, cela se saurait. Elle continue encore et encore de venir Ă  toi avec une patience infinie et trĂšs tendre. Et la tendresse de l’Amour prend parfois des tournures soudaines qui nous paraissent inappropriĂ©es. Tu voudrais la petite comptine de l’enfance, la jolie boĂźte Ă  musique censĂ©e t’offrir tout ton tas de jolis rĂȘves. Et voilĂ  que, parfois, c’est le tsunami de l’épreuve Ă  laquelle tu crois pouvoir rĂ©sister. Et le meilleur de l’histoire, c’est quand tu dis “ne pas vouloir y rĂ©sister”, (je me dois de reconnaĂźtre que tu as bien appris ta leçon). J’observe que tu mets en place toute une stratĂ©gie intĂ©rieure et trĂšs humaine qui ne te mĂšnera nulle part. Pas lĂ , en tout cas, oĂč tu crois vouloir aller. Les stratĂ©gies du Monde ne sont que de fausses lumiĂšres. Ton dĂ©veloppement personnel est le mĂ©diocre chemin de compensation Ă  toutes tes pertes. Bon, ce pourrait ĂȘtre un dĂ©but (et je dis ça simplement parce que je ne veux froisser personne). Mais enfin, ne vois-tu pas que tu es perdu ? Perdu en toi-mĂȘme, perdu avec les autres que tu n’arrives pas Ă  comprendre parce que tu te connais si mal ? Tu poursuis une quĂȘte inutile qui est la quĂȘte du « moi-mĂȘme Â» dans le Monde. Tu rĂ©sistes Ă  l’Amour qui pourrait bien te dissoudre. Laisse-moi corriger, qui trĂšs certainement te dissoudra. Mais cela, tu ne le veux pas. Tu veux poursuivre des rĂȘves chimĂ©riques d’accomplissements personnels, romantiques, sexuels, financiers, artistiques, voyageurs et lointains, et quoi d’autre encore ? Tous ces accomplissements de toi-mĂȘme te laisseront dans ton enfer. Ils sont inutiles et vains. Toute la souffrance du monde est lĂ  pour que tu t’en souviennes. Toute ta souffrance est lĂ  pour que tu ne t’endormes pas complĂštement. VoilĂ  pourquoi tes boĂźtes Ă  musique ne te seront d’aucune utilitĂ©. Elles sont la voix des trompeuses sirĂšnes qui t’entraĂźneront vers le fond. Et toi, tu te laisses glisser avec dĂ©lectation vers le sombre et l’oubli de ta merveilleuse Nature. Tu crois que tout ce qui brille, qui chante ou qui semble nouveau, a de la valeur. Tu es simplement trĂšs paresseux, tu laisses tomber Ă  terre tout ce qui pourrait te sauver de ton « toi-mĂȘme Â». Et peut-ĂȘtre mĂȘme, ici et maintenant, ce que j’essaie de te dire, cela aussi tu le laisseras passer. Et tu dis encore « je sais Â» quand je te dis cela, parce que tu n’as pas encore renoncĂ© Ă  ce qui, en toi, croit savoir : ton Ego spirituel est dangereux pour nous tous.

Ce « savoir Â» me montre simplement que tu es encore plein de toi-mĂȘme et que tu n’as pas capitulĂ© devant la Vie. Ou l’Amour. Ou Dieu. Tu feras ton marchĂ© avec les mots qui te conviennent (lĂ  encore, je ne voudrais reveiller personne). Comme tu as toujours fait, devant ce que tu ne comprends pas, ce que tu n’as toujours pas vu, et toujours pas entendu. Perdu tu es, perdu tu resteras jusqu’à ce que l’air devienne irrespirable ou manquant, jusqu’à ce que tu cesses de vouloir avoir raison pour justifier le mal chez l’autre, l’injustice chez toi, ĂŽ pauvre petite personne que tu es, ballottĂ©e par des flots incertains et de soudaines tempĂȘtes personnelles. Et tu n’accomplis rien de ton Essence venue ici pour mettre fin Ă  la misĂšre intĂ©rieure de chacun. Tu te vis tantĂŽt au sommet de la montagne et tu attends un brillant futur, un amour Ă©ternel, un fabuleux voyage. Puis tu te regardes sombrer dans les abysses. Avant de rebondir encore grĂące Ă  de pitoyables et fragiles montgolfiĂšres.

Bien sĂ»r, les problĂšmes du monde, les injustices et les violences, mais tant que tu te croiras dans le camp des « bons Â» rien de ce que tu nous apportes ne viendra nous aider. Si seulement tu pouvais te taire, ton silence pourrait laisser passer la LumiĂšre. Tu pourrais enfin ouvrir ton Coeur et tout laisser tomber. Capituler. Abandonner, enfin, ta petite et dĂ©licate « volontĂ© personnelle Â«  de vouloir changer, t’amĂ©liorer. Il ne s’agit pas de t’amĂ©liorer : l’enfer, dois-je te le rappeler, est pavĂ© de toutes tes bonnes intentions. Pourquoi vouloir arranger le mĂ©diocre et la petitesse ? Pourquoi vouloir garder l’illusion de pouvoir aimer vraiment ? D’oĂč te vient cette idĂ©e bizarre que cela mĂȘme est possible ? Les pĂąles qualitĂ©s de ta petite personne que tu tentes Ă  « vouloir dĂ©velopper Â» finiront bien par ressortir un jour sous ce vernis de piĂštre consistance que tu nommes « amĂ©lioration Â».

Il suffit d’attendre.

Va dans ton dĂ©sert et fais face, enfin, Ă  ta souffrance, tes limitations et tes repĂšres trompeurs. Tu verras, peut-ĂȘtre, que tout cela n’a pas d’autres origines que ta misĂ©rable condition sur cette terre. Tant que tu ne demandes pas GrĂące, tu ne pourras pas en sortir. Chercher Ă  l’extĂ©rieur de ton Coeur est le chemin de toutes tes dĂ©sillusions. Il est Ă  l’opposĂ© mĂȘme des retrouvailles que tu cherches.

Reviens Ă  toi, apprends Ă  pousser de l’intĂ©rieur plutĂŽt que de repousser tout ce qui te dĂ©range et que tu crois en-dehors de toi. (Note que j’apprĂ©cie ton sens de l’humour, mais celui-lĂ  risque fort de t’ĂȘtre prĂ©judiciable).

Tes propres forces, aussi louables soient-elles, sont vouées à la mort. Il est temps.

Cesse d’alimenter ton mental Ă  vouloir chercher des causes Ă  tout ce qui t’arrive, des raisons Ă  tout ce qui te pĂšse et deviens un Être courageux. Prends le chemin du retour. Car la souffrance n’est ni Ă  vouloir, ni Ă  accepter : elle est Ă  vivre. Laisse-la te traverser, fais « corps Â» avec elle et plus rien ne fera obstacle Ă  cet Amour que tu cherches puisque l’Amour, c’est Toi. Laisse circuler le Divin, le Plus Grand, le Plus Puissant. Alors tu pourras nous atteindre aussi. Laisse ta « personne Â» qui n’est personne, ton minuscule et pourtant trĂšs suffisant « moi Â» se retirer. Toutes tes dĂ©fenses que tu justifies et qui nous dĂ©truisent : reconnaĂźt-les. DĂ©finitivement. Renonce. Alors, tout en toi circule et revient Ă  la Vie. Alors plus rien n’est Ă  rĂ©parer puisque tout est nouveau et que tout en toi renaĂźt.

Tu redeviens pour nous Dieu sur la terre. Et je redeviens pour toi Dieu sur la terre. Nous sommes tous ces Dieux intĂ©rieurs, reliĂ©s entre nous par la GrĂące du Dieu CrĂ©ateur des mondes. Cette Source qui nous porte avec son Souffle, celui-lĂ  mĂȘme qui te permets Ă  l’instant de respirer sans que tu y prĂȘtes attention.

Reviens Te retrouver. Retrouve le calme et la confiance. De lĂ  naĂźtra ta Force, ta Paix. Toute la ClartĂ© dont le Monde a besoin pour s’éveiller.

L’Arbre de la Grñce

Quand naĂźt la douceur de l’automne, tu choisiras ton feu, tes rouges et ta brĂ»lure. Tu iras vers l’arbre tombĂ©, assĂ©chĂ©, ses moisissures et ses feuilles allumĂ©es. Tu verras le coeur de la Source dans tout ce qu’Elle fait, pour la mort comme pour la vie. Pour aujourd’hui, comme pour toujours. Cette flamme, minuscule, peut-ĂȘtre, te parle au cƓur de ta saison, quand les jours s’assombrissent et que ton ciel pĂąlit. Quand la nuit tombe et que les jours disparaissent prĂ©maturĂ©ment, s’exalte ta lumiĂšre posĂ©e sur ton sel, ta larme et l’abandon de toi-mĂȘme.

Sur l’Arbre de la GrĂące tu pourras accrocher tous tes cƓurs, ton Ăąme et ton corps avec. Et moi, je viendrai, juste pour toi, contempler ta chair briller dans le noir. Et toi, posĂ© sur cet Arbre, tu t’abandonneras Ă  l’Amour que tu es et que retient le Monde. Tu voudras t’envoler, (c’est un souvenir que tu gardes encore, qui parfois te fait souffrir car ta chair est faible, merveilleuse et pourtant souvent triste). Avant les tendres ailes qui te porteront jusqu’à la Maison, n’oublie pas que tu as choisi de te poser lĂ , tout au milieu de nous.

Souviens-toi que cette Vie est faite pour toi : tu as toujours ton mot Ă  dire. C’est pourquoi les meilleurs d’entre vous se retrouvent Ă  genoux, les petits cheveux dans les yeux et de la boue sous la langue. C’est normal, avec cette terre qui bouge tout le temps, qui fait dans l’espace tous ces petits ronds. C’est pourquoi tu ne dois pas fixer tes yeux dans les yeux du grand soleil, mais bien plutĂŽt le chercher Ă  l’intĂ©rieur de toi. Il arrive qu’il brĂ»le mais c’est pour les grands froids. Pour toutes ces heures qui n’arrivent qu’à toi, du moins c’est ce que tu crois. Mais toutes ces heures sont bleues, et noires, et rouges, aussi. Elles sont comme toi, elles sont comme nous, de petits pĂ©tales comme de tendres mains qui te poussent en avant et te disent « Souviens-toi, s’il-te-plaĂźt, ramasse tout ce que tu laisses tomber Ă  terre avec tant de nĂ©gligence et par manque d’attention. Que ta nuque soit souple sans servilitĂ©, ton coeur odorant sans duplicitĂ© et tes yeux plus souvent clairvoyants que fermĂ©s. Pourquoi ne vois-tu pas que tu n’es jamais seul, jamais oubliĂ©, toujours aimĂ© ? Ton coeur est sec, dispersĂ©, affamĂ©, toujours Ă  chercher au mauvais endroit. Et tu le poses n’importe oĂč, n’importe comment, pour n’importe quoi, et souvent, pour n’importe qui. Ramasse tout ce que tu laisses tomber Ă  terre, avec tant de nĂ©gligence, et par manque d’attention ».

Nulle gloire alors, et mĂȘme pas de la petite tendresse humaine. Rien. Ou vraiment pas grand-chose, il faut le dire.

Quand naĂźt la douceur de l’automne, tu choisiras ta danse, ta puissance et ton chant. Tu iras vers l’Arbre tombĂ©, ses dĂ©chirures et ses feuilles allumĂ©es. Tu dĂ©poseras Ă  ses pieds tous les petits cadeaux de ta vie, tout ce dont tu te souviens, tout ce que tu n’as pas oubliĂ©. Alors l’Arbre pliera jusqu’à toi, simplement. Il aura, posĂ© sur ses claires et tendres feuilles, tous les embrasements que tu cherches, toutes les joies que tu attends et toutes les grĂąces Ă  venir.